Vos réactions

Pire c'est !

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Jean-Pierre Audet (jean.pierre.audet@videotron.ca)
Envoyé Le samedi 10 novembre 2007 10:00



« Grands parleurs, petits faiseurs. »

Voilà ce que nous sommes de plus en plus : une race d'enfants gâtés tout gonflés d'eux-mêmes dans leur «baragouinage» facilement compréhensible dans la "petite gang". Si ce n'était que l'écriture qui fait défaut... Mais la lecture, grands dieux, il faut un minimum d'effort pour arriver à suivre une réflexion écrite le moindrement poussée. Même certains bons journalistes n'arrivent pas encore à maîtriser ce qui semble la bête noire des Québécois : l'accord des participes passés. Ils ont pourtant beaucoup lu. Et comme les professeurs n'ont pas le temps - alibi ? - de lire, comment voulez-vous qu'ils instillent à leurs élèves le goût de lire des oeuvres avancées intellectuellement ? La pauvreté intellectuelle d'un peuple étant garante à long terme de la pauvreté globale de ce même peuple, ceux qui se réjouissent d'inculquer des compétences à leurs élèves sans s'attarder à leurs nombreuses fautes d'écriture, ceux-là en seront quittes pour de grands désenchantements. Et le retour de la dictée ne sera pas la panacée. Il faut à la base des professeurs - dans toutes les disciplines - passionnés eux-mêmes de lecture et capables de faire rayonner leur passion. Rien d'autre ne pourra sauver la future langue écrite et parlée au Québec.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com