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marie g guiomar
Envoyé Le samedi 10 novembre 2007 10:00



Excellente réflexion sur le bouquin de Jean François Lisée. De tous les paramètres qui fondent l'identité et l'appartenance la langue est le plus commun et le plus objectif. Le passé, la religion et autres aspects culturels sont autant de dimensions sujettes à interprétations et à mésinterprétations.
La maîtrise de la langue devrait, à mon avis, être exigée de tous les citoyens ou aspirants : non seulement elle permet la convergence des efforts en vue de la constitution d'une société digne de ce nom, où l'on se comprend, ou on peut débattre et vivre en paix, mais elle aussi l'outil de l'instruction et de l'éducation. Apprendre le français (pas une forme abâtardie et laxiste) devrait donc être une obligation civique pour tous : les «pure laine» et les immigrants. L'appel au sérieux que lance M. Lisée (je n'ai hélas pas lu son livre) ne peut pas s'appliquer qu'aux néo-québécois. Pour que la langue soit fondatrice de l'identité québécoise elle doit faire l'objet d'un redressement de la part de tous et en particulier des professeurs de tous les ordres d'enseignement, des parents, des médias et autres publicistes. Donc de tout le monde.
Le projet de loi de Madame Marois dont l'annonce coïncide avec le désastreux bilan sur le français à l'école à de quoi laisser perplexe en effet. Devons-nous exiger des autres ce que nous serions incapables de nous appliquer nous-mêmes?

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