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Les louanges de la paresse.

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Gilles Laterrière (glaterriere@xplornet.com)
Envoyé Le samedi 10 novembre 2007 07:00



Les maux de la langue française au Québec ne sont pas d'abord dû aux facteurs que vous identifiez. Cela me semble une explication un peu surannée que de prétendre que les Québécois se foutent de la qualité de la langue, que les personnes qui s'appliquent passent pour des tapettes dans la cour de récréation etc...

Le problème de la langue, celui de l'École ou de la rue, c'est d'encourager les jeunes et les moins jeunes à l'absence d'efforts et de discipline dans l'apprentissage de la langue et de son application dans la vie de tous les jours. Car sans effort, il n'est pas possible d'acquérir une langue, même sa langue maternelle, de bien l'écrire ou de la parler.

Je crois à la vertu de la dictée parce que c'est comme ça que j'ai appris. L'effort qu'on m'a demandé n'est pas si gigantesque qu'il semble paraître à tous les dénigreurs de cette école de pensée.

À tous les matins, au cours de la première année de mon cours secondaire, le professseur commençait la journée avec la correction de la dictée du jour précédent. À l'aide de sa propre copie, les élèves pouvaient constater chacun les erreurs commises les plus et les moins fréquentes ainsi que les règles de grammaire qu'ils avaient ratées.

La séance se terminait avec la nouvelle dictée.

De cette façon, la moyenne des fautes d'orthographe passa de 15 à moins de une faute par dictée par chacun pour l'ensemble des élèves au cours d'une seule année scolaire.

Le problème de société n'est pas celui que vous décrivez mais bien cette résistance atavique à l'effort et à la discipline qui transpire de votre texte.

Gilles laterrière

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