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@Montoya Yvon

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Hugues St-Pierre
Envoyé Le mardi 06 novembre 2007 23:00



'savez, dans l'Ouest canadien, ils ont dû baisser les bras, se consolant de vivre près des Rocheuses. J'ai vécu 1 an en Saskatchewan: quand nous parlions à voix haute en français dans un resto, tous se retournaient, avec les gros yeux.

En Nouvelle-Angleterre, beaucoup de noms à consonnance française qui n'y entendent plus goutte. Se sont rendus, à quoi bon: ils étaient près de Boston et New-York.

Surtout en Louisiane, quelques nonagénaires se souviennent encore de quelques archaïsmes français (pire que le québécois) Les lois américaines leur ont finalement fait déclarer forfait. Profitons du beau Mississippi!

Tous ont abdiqué. Pas aussi facilement que les Québécois mais la pression, le mépris pour cette sous-langue que le français pour les impériaux. Comme le souhaitait Lord Durham: se sont assimilés à la race (sic) supérieure pour aplanir les irritants. Mais alors, ont-ils gagné le respect des maîtres en se couchant ainsi? Pas du tout: on fouette plus fort. Tape dans le dos en société mais couteau dans le dos dans les coins (voir sport olympique et pro). S'ils parviennent à se débarrasser de tout accent, on les acceptera, mieux si Michel devient Mike, Robert, Bob et Jean-Pierre, Jaypee... Et qu'on ne les surprenne pas à écouter des Tunes françaises ou manquer la messe du dimanche: Frenchie, ya'll never grow-up!

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