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La relève!

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Hugues St-Pierre (ouhgos@hotmail.com)
Envoyé Le mardi 06 novembre 2007 18:00



Pour appuyer l'offre de travail de Mme Marois à la relève, en aide à la brigade déjà en poste, je répète une réponse faite à la jeunesse en exil pour formation:Le Devoir, Qc réel... octobre

Quittez vite votre exil, on prend allègrement votre place ici!

Madame Geneviève Dorais,

Dans les scénarios classiques, la fonction de la jeunesse était de guider les troupes, de forcer les objectifs, d'imposer les armes des combats, ... non pas de renoncer, se fatiguer, se rendre. Bon, modernisme exige : exil temporaire, le temps de compléter sa formation professionnelle, c'est dans l'ordre des choses... Vous vous dites nombreux dans votre cas, sur les campus américains, à deviser sur « les motivations de vous être écartés du débat, emportant vos revendications nationales, parce que le Québec n'a pas su évoluer à votre cadence, parce qu'un American Dream vous est apparu plus alléchant que le rêve national »... Déjà, nous pourrions conclure au choix de l'assimilation, sans doute légitime chez certains sujets plus fragiles. Mais alors il devient incongru de faire de la littérature sur le dos de la cause. On entend presque la chanson « Un canadien errant » : « ...avec toute l'intensité de mon amour pour ma patrie, ce Québec chéri que j'ai quitté... mon coeur va à mes amours nationaless, ma tête et mes énergies n'y sont plus. Épuisée par la poursuite de rêves que si peu de gens semblaient partager... »

Épuisée, à 25 ans, de ne trouver que 50% de Québécois prêts à voler de leurs propres ailes? Et nous qui luttons depuis 50 ans pour en arriver à ce résultat, comment croyez-vous que nous nous sentons? ... La relève nous fait douloureusement défaut! Il ne manque pas des milliers de jeunes loups dynamiques et convaincants, il suffirait de quelques dizaines de nouveaux leaders engagés à fond pour remettre sur les rails des wagons endommagés par le gangstérisme de l'adversaire. Vous dites : « Ou sommes-nous les émigrés de l'espoir et du renouveau, de ceux-là qui, portés par un souffle d'idéalisme, cherchent hors frontières les outils de leur salut national? » Volontiers... cependant, ne tardez pas trop! Quittez vite votre exil doré parce que... qui croyez-vous qu'on délègue en masse, ici, pour voter à votre place? Les 50,000 nouveaux arrivants qui, à chaque année, viennent prêter serment d'allégeance à sa majesté britannique... Certains parlent d'une politique de remplacement de population, propre à diluer le vote québécois, comme ce fut le cas en 1995.

Convainquez-moi, dites-vous, assurez-moi que la poursuite de la lutte en vaut encore la peine. Alors voyez par vous-même, Mme Dorais, les ultimes combats sont à nos portes. Depuis que le Canada existe, l'immigration est utilisée pour réduire l'influence du français dans l'ensemble. Mais de nos jours, la mondialisation justifie le conquérant de nous démoniser comme nation quand on utilise ouvertement cette défense. Nos deux paliers de gouvernements fédéralistes travaillent de concert à augmenter les entrées, sans accroître les moyens d'intégration à la culture d'expression française. Après un ou deux de leurs mandats, les moyens démocratiques d'accession à l'indépendance seront devenus futiles. Voyez, il y a du bouleau pour tout le monde. Des défis pour plus qu'une vie. Si bien sûr, le rêve américain révélait une facette trop sombre. Votre Québec chéri vous réclame en grand nombre. Passez le mot.

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