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Une démocratie à huis clos

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Serge Charbonneau (veliserdi@hotmail.com)
Envoyé Le mardi 06 novembre 2007 16:00



De plus en plus de décisions se prennent derrière des portes closes. Notre démocratie est de moins en moins transparente. Nous aurons à subir ces ordonnances, prisent à notre insu, sans que l'on ait un mot à dire, sans même que l'on puisse savoir.

Le huis clos est condamnable. Le huis clos démontre aussi les maquignonnages pas très très avouables de ces profiteurs de la maladie.

Un des pires problèmes de santé dont nos pays sont frappés, est la privatisation. Rien de bon ne peut surgir des privatisations, dans tous les secteurs. Lorsque la privatisation met en jeu les emplois, la concentration des profits, le coût de la vie, c'est embêtant, mais ce n'est pas salutaire. Mais lorsque les requins du profit veulent exploiter notre plus grande richesse, la santé, la maladie de la privatisation entre dans sa phase la plus funeste.

Le néolibéralisme, cette doctrine qui défend l'entreprise privée, est aujourd'hui reconnu pour ses méfaits terribles à grande échelle. Le néolibéralisme qui endormait en disant que la pauvreté était pour s'estomper en créant de la richesse, s'est révélé un des pires mensonges des dernières décennies. Depuis sa mise en application, à coup de lois de libre échange, le fossé entre les nantis et les démunis s'est creusé de façon honteuse partout, même chez nous. C'est une catastrophe pour la pauvreté.

La privatisation ne sert et ne servira jamais la population. Les compagnies privées n'ont que pour objectif de faire un maximum de profit en courtisan la clientèle payante.
Les démunis, ceux qui sont un fardeau, peuvent bien crever. Les compagnies privées n'ont d'obligation qu'envers leurs actionnaires, ils n'ont rien du missionnaire.

Tout secteur privatisé est une perte énorme pour un pays et une injustice pour l'ensemble de la population. L'économie se met au service des riches, les bénéfices se concentrent et l'injustice, l'inégalité entre les êtres, tous humains, devient problématique.

Dans plus en plus de secteur, les gouvernements ont abdiqué, ils ne contrôlent plus la situation. L'économie est de moins en moins démocratique, l'économie est une même une grave menace à la démocratie, nous n'avons qu'à regarder toutes ces portes closes où notre sort est discuté. Nous n'avons qu'à penser à tous ces milliards dépensés pour des guerres que nous ne comprenons pas et qui maintiennent et augmentent le terrorisme partout à travers la planète.

Imaginons maintenant la santé. Fini l'universalité. Tu es sans le sou, tu peux mourir dans ton coin, la fosse commune t'attend. C'est bien sombre, mais c'est la lumière qui nous est transmise à travers une porte bien fermée, comme celles de cette réunion secrète.


Serge Charbonneau
Québec

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