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Bianca/Saku : responsabilité partagée

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Denis Beaulé
Envoyé Le samedi 03 novembre 2007 10:00



À trois ans seulement, Bianca Leduc a été fauchée ; après une douzaine d'années au Québec, Saku Koivu ne s'adressait pas encore en français aux «Québécois». À qui la faute? D'abord aux principaux intéressés, bien sûr. C'est-à-dire au téméraire «faucheur» et au joueur béni de la Sainte Flanelle. Mais aussi à l'«Organisation», au système, à la règle, à la norme et... au «peuple». Qui laisse faire «ça». Il est des choses, en effet, qui ne «se font pas!». Des choses dont la commission de s'avère inenvisageable. Or, ni de rouler en fou ni de ne pas parler français, au Québec, n'aura été considéré ces derniers temps inconcevable, «inacceptable». Ah, on «ramasse» les morts*. On comprend l'anglais. L'Anglais aussi, tiens donc. Après, on se lamente de ce qu'«on» dit être LE Sacré chez nous, (la langue française québécoise), se voit ignoré couramment par d'aucuns ou on s'étonne a posteriori qu'il se soit vu ignorer ainsi par l'unique autre (nouveau) Grand Sacré (successeur du p'tit Jésus, de l'Église et d'une certaine religion nôtre jadis chérissime) : le CH. Le respect, ça se gagne et ça se rappelle au besoin. Pour ce, au Centre Bell, n'eût-il pas été 'plus prioritaire' ou plus 'logique' de huer le capitaine Saku, lorsqu'après tant de temps il ne disait mot encore en français, que de huer Brière parce qu'il a choisi de jouer ailleurs qu'à Montréal/Québec ?

Concernant le fauchage de petites filles, maintenant, par de grands garçons, à cet égard aussi il y a lieu de se questionner. Pourquoi laisse-t-on faire «ça»? Pourquoi cela advient-il? Pourquoi cela se répète-t-il? Laxisme ou inintelligence ou insouciance (je-m'en-foutisme)? 17, 18 ans, gars, ce n'est guère la condition ni l'âge «naturels» du contrôle, de la sagesse et de la retenue. C'est plutôt celui de l'audace et du "challenge" (t'es pas "game" ; tu vas voir que «ch'capab'», r'garde-moi ben). Si bien qu'un motorisé étant une «arme» potentielle, on ne devrait pas en permettre l'utilisation à la légère. Ce qui requiert, donc, de prendre en compte les différences développementale et sexuelle. Oui, oui, sexuelle aussi (il y en a). Considérant l'«aptitude» significativement plus grande au crime en général des «jeunes gens» et plus ponctuellement leur taux de prévalence supérieur d'accidents routiers, concernant l'utilisation plus spécifiquement de véhicules moteur, on devrait s'assurer préalablement, au moyen de tests, qu'ils ont la maturité (i.e. capacité de contrôle et retenue) nécessaire pour et se contrôler soi-même et contrôler le (type de) véhicule aux commandes duquel ils sont appelés à se trouver. Et ce peu importe qu'ils aient 17, 18, 19, 20, 21 ou 22 ans. On ne le voit que trop bien, empiriquement, à quel point le défaut de faire ce genre de "screening" engendre des 'catastrophes' ou 'hécatombes' à répétition.

Alors, voilà. Si on est le moindrement sérieux et cohérents, si on préfère la vie à la (pulsion de) mort, on va faire qqch. D'abord, (faire) «modérer les transports» de tout le monde (plus de présence et de vigilance policières, ET plus de responsabilisation et d'autoretenue adultes personnelles...) ; puis veiller à ce que les «jeunes gens» «inaptes», soit en jugement, soit en capacité de contrôle ou retenue, ne puissent obtenir voiture ou permis de conduire. Ben oui, «on» dira que l'un des «jeunes gens» impliqués serait justement qqn considéré «modèle» et par son employeur et par son professeur. Il se trouve qu'étudier et travailler sont des choses différentes de conduire un véhicule moteur, voyez-vous. Ce n'est pas la brillance ou l'application aux études ou au travail dont il est question lorsqu'il s'agit de maîtriser son véhicule ou de savoir/pouvoir se maîtriser soi-même au volant. Voilà pourquoi c'est de ceci, plutôt que de cela, dont il faut s'assurer.
* Un jour, on en ramassera des morts sur la patinoire aussi, faute d'avoir compris assez tôt que le hockey ce n'est pas censé être un lieu de coups de bâtons vicieux et salauds par derrière la tête, et qu'on devrait en conséquence chasser rondement de la glace pour le reste de l'année ou à vie ceux qui s'avisent de faire des (quasi) tentatives de meurtre au hockey, au lieu de simplement jouer au hockey, comme ce peut être si plaisant à voir, lorsque c'est cela qui se fait.

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