Plus dévastateurs que la nuit blanche: les réveils multiples multiples
Mots clés : réveils, nuit, sommeil, Science, Québec (province)
Dans ces circonstances, le cerveau doit retrouver l'état de sommeil particulier qu'il vient de quitter

Photo: Jacques Nadeau
C'est durant le sommeil paradoxal, qui survient quant à lui en fin de nuit, qu'a lieu «un playback, une réitération des patterns de la journée» et que s'élaborent ainsi des traces plus durables des apprentissages effectués dans la journée. Les muscles étant paralysés durant cette phase du sommeil, le cerveau peut ainsi rejouer divers schémas comportementaux. Les animaux répètent par exemple leurs stratégies de chasse.
Or, durant une nuit fragmentée par plusieurs réveils, le cerveau passe constamment d'un état d'éveil à un état de sommeil lent profond ou de sommeil paradoxal. «Cette alternance fait en sorte qu'aucun de ces états de vigilance ne réussit à remplir ses fonctions correctement parce qu'ils sont constamment interrompus. Si on se réveille fréquemment au cours du sommeil lent, on ne réussira jamais à sécréter les hormones qui interviennent dans la réparation des tissus. Et si le réveil arrive durant le sommeil paradoxal, la mise en protéines de nos souvenirs de la journée sera compromise», explique l'expert.
Et, à chaque microréveil, l'organisme, en particulier le cerveau, revient à la case départ et doit retrouver l'état de sommeil particulier qu'il vient de quitter. «Il est bien démontré qu'une nuit qui est fragmentée de la sorte est plus dévastatrice pour notre comportement diurne du lendemain qu'une nuit sans sommeil», souligne le chercheur.
Mais qu'il s'agisse d'insomnies -- initiale, de maintien ou tardive (voir le texte ci-joint) -- de plus longue durée ou tout simplement de nuits frmentées, si les problèmes de sommeil persistent malgré l'adoption de meilleures habitudes de sommeil, un bilan de santé et des produits consommés pour améliorer la qualité du sommeil s'impose afin de vérifier que les insomnies ne découlent pas d'un problème de santé physique, notamment hormonal, associé à un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde, prévient Roger Godbout.
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