La FEUQ sort ses propres chiffres
Mots clés : recherche, Fédération étudiante universitaire, Étudiant, Éducation, Québec (province)
Lasse de n'entendre parler que de hausses des droits de scolarité, la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) vient de publier une recherche se penchant sur les effets des différentes formes de contribution étudiante.
«Les jeunes sont écoeurés de voir que, année après année, élection après élection, il n'y a absolument rien qui se passe au Québec en éducation postsecondaire. Depuis la fin des années 1980, il y a toujours eu un débat non résolu au Québec sur comment bien financer l'éducation postsecondaire», a soutenu le président de la FEUQ, Jean-Patrick Brady, au cours d'une rencontre avec la presse, hier à Montréal.
La FEUQ a donc commandé une recherche, qui se penche sur quatre scénarios de contribution étudiante: la gratuité scolaire, l'indexation des droits de scolarité, le remboursement de la dette étudiante proportionnellement au revenu du diplômé et l'impôt postuniversitaire.
La FEUQ a toutefois refusé, pour le moment, d'adopter un de ces scénarios, préférant d'abord lancer le débat au sein de ses 120 000 membres. Elle fera ensuite la promotion du point de vue que ses associations étudiantes membres auront choisi de privilégier.
Le regroupement d'associations étudiantes concurrent, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), revendique déjà la gratuité scolaire.
«Si les étudiants décident de promouvoir la gratuité scolaire, on va le faire», réplique M. Brady. Mais «je refuse de briser la démocratie en imposant des choses à 120 000 étudiants», qui doivent d'abord se prononcer sur les scénarios étudiés.

