La FEUQ sort ses propres chiffres

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La Presse canadienne
Édition du samedi 03 et du dimanche 04 novembre 2007

Mots clés : recherche, Fédération étudiante universitaire, Étudiant, Éducation, Québec (province)

Lasse de n'entendre parler que de hausses des droits de scolarité, la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) vient de publier une recherche se penchant sur les effets des différentes formes de contribution étudiante.

Dans cette recherche, qui traite notamment d'imputabilité des universités, du manque de professeurs et du manque de financement fédéral, la FEUQ part du principe que le sous-financement des universités, estimé à 400 millions de dollars, ne se réglera pas par la hausse déjà amorcée des droits de scolarité. Ces frais seront haussés de 100 $ par année pendant cinq ans.

«Les jeunes sont écoeurés de voir que, année après année, élection après élection, il n'y a absolument rien qui se passe au Québec en éducation postsecondaire. Depuis la fin des années 1980, il y a toujours eu un débat non résolu au Québec sur comment bien financer l'éducation postsecondaire», a soutenu le président de la FEUQ, Jean-Patrick Brady, au cours d'une rencontre avec la presse, hier à Montréal.

La FEUQ a donc commandé une recherche, qui se penche sur quatre scénarios de contribution étudiante: la gratuité scolaire, l'indexation des droits de scolarité, le remboursement de la dette étudiante proportionnellement au revenu du diplômé et l'impôt postuniversitaire.

La FEUQ a toutefois refusé, pour le moment, d'adopter un de ces scénarios, préférant d'abord lancer le débat au sein de ses 120 000 membres. Elle fera ensuite la promotion du point de vue que ses associations étudiantes membres auront choisi de privilégier.

Le regroupement d'associations étudiantes concurrent, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), revendique déjà la gratuité scolaire.

«Si les étudiants décident de promouvoir la gratuité scolaire, on va le faire», réplique M. Brady. Mais «je refuse de briser la démocratie en imposant des choses à 120 000 étudiants», qui doivent d'abord se prononcer sur les scénarios étudiés.


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