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René Lévesque: un être exceptionnel et ambivalent.
Sa carrière politique ressemble à bien des égards à celle de Louis Joseph Papineau. On lui reproche bien des erreurs dont celle du « beau risque ». Personnellement, je lui reproche de ne pas avoir eu l'oeil suffisamment ouvert pour suivre les transformations de notre système d'éducation. On sait qu'il se méfiait des idéologues. Or, l'histoire montrera que c'est sous son régime et celui de son parti que se sont implantées les doctrines sur l'école qui ont présidé aux réformes que l'on sait. La loi 101 était nécessaire, mais à condition que l'apprentissage de la langue française devienne une priorité et que la culture française soit au coeur de nos programmes. Or on sait que l'école sous la gouverne des idéologues nationalistes, en se québécisant, a traité la langue française comme une langue étrangère et la culture française comme une mauvaise influence. Ce repli sur le « nous, cultivant une vision de notre langue et notre culture de manière narcissique a pris des proportions démesurées et a entraîné des conséquences dramatiques. L'école québécoise en a été responsable. René Lévesque n'a pas su le voir. L'une des contradictions la plus flagrante, est qu'actuellement les enfants d'immigrants qui parlent français à cause de la loi 101 sont devenus bilingues et souvent capables d'en parler trois et plus. Alors que les francophones confortés par la loi et par ce pseudo sentiment de supériorité ont boudé l'enseignement de la langue seconde. Quant à la culture, évidemment René Lévesque était fier de nos écrivains et de nos chansonniers, mais que dirait-il de la dérive dans le burlesque et déclin de notre univers médiatique actuel? Soyons prudents! Peut-être ne verrait-il pas ces choses sous cet angle! Peut-être saurait -il les nommer autrement?
