Le Salon du livre de Montréal célèbre ses 30 ans d'existence en novembre - Lisez et soyez heureux
Mots clés : Micheline Lachance, Salon du livre de Montréal, Livre, Montréal

Photo: Pedro Ruiz
Au programme, il y aura bien sûr les classiques, L'heure du conte en pyjama, les Confidences d'écrivains, les tables rondes, les remises de prix, les séances de dédicace et les expositions.
C'est la journaliste et romancière Micheline Lachance qui a repris la présidence d'honneur du Salon, pour une troisième année consécutive.
Au lancement de la programmation hier, Micheline Lachance a rappelé que le but du Salon, à son ouverture, était de «favoriser la rencontre entre les auteurs et leurs lecteurs dans un lieu unique et convivial». À l'époque, le jeune Yves Beauchemin, qui n'avait alors pas encore publié Le Matou, s'était d'ailleurs exclamé: «Ce ne sont pas des bourses et des subventions que l'écrivain recherche, ce sont des lecteurs.»
Dans les années 70, poursuit Micheline Lachance, la littérature québécoise est devenue «l'expression d'un Québec fier, énergique, qui fait de la question nationale sa priorité. Et qui affirme sa différence par la voix de ses écrivains».
Trente ans plus tard, Micheline Lachance contemple le chemin parcouru par la littérature québécoise. Alors que 300 auteurs participaient au premier Salon, ils seront 1450 cette année. Tant mieux, se réjouit-elle, puisque le livre rend heureux. Une enquête récente sur l'indice relatif de bonheur établissait en effet que les gens lisant plus de dix livres par année étaient plus heureux que ceux qui n'en lisaient pas du tout.
«Notre littérature, ajoute-t-elle, s'est aussi enrichie de nouvelles voix: celles de l'exil, du déracinement. À l'heure où l'on réfléchit à la place des immigrants dans notre société, il est bon de rappeler que les écrivains qui nous sont arrivés du Vietnam, du Liban, d'Haïti, d'Europe de l'Est et d'ailleurs ont trouvé dans la littérature québécoise leur place au soleil.»
Cette année, le Salon compte parmi sa brochette d'invités d'honneur des écrivains d'ici et d'ailleurs, avec les auteurs pour la jeunesse Alain M. Bergeron et Pierre Bottero, le bédéiste Michel Rabagliati, l'historien de l'art Michel Lessard, la romancière française Marie Darrieussecq, la Belge Nadine Monfils, la Néerlandaise Anna Enquist et les romanciers québécois Maxime-Olivier Moutier et Stanley Péan.
C'est sans parler de tous les autres qu'il reste à découvrir, puisqu'ils seront 1450 romanciers, poètes, essayistes, illustrateurs et bédéistes sur les lieux du Salon pour rencontrer le public. Encore une fois, cette année la Fondation pour l'alphabétisation lance la campagne La lecture en cadeau, qui encourage le public à acheter un livre neuf pour un enfant pauvre afin de favoriser l'apprentissage de la lecture. Selon les données de la fondation, 49 % des Québécois ont des compétences en lecture sous le seuil souhaité pour fonctionner aisément en société.
Antonine Maillet animera un événement le 15 novembre à l'occasion de la Journée internationale des écrivains emprisonnés.
Plusieurs récompenses seront aussi décernées, dont la remise du Prix du grand public Salon du livre et du prix Marcel-Couture.
La liste complète des activités est disponible sur le site Internet salondulivredemontreal.com.
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Avec La Presse canadienne
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