Médias - TQS annonce la suppression d'une quarantaine de postes dans son réseau

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Paul Cauchon
Édition du mercredi 31 octobre 2007

Mots clés : TQS, Mise à pied, Média, Québec (province)

Alors que son année financière venait à peine de commencer, soit en septembre, TQS a eu une bien mauvaise nouvelle à annoncer hier à ses employés: une quarantaine de postes sont supprimés dans tout le réseau.

«Il fallait agir tout de suite avant que ce soit trop dur», déclare Claude Deraîche, porte-parole de l'entreprise.

Une quinzaine de postes sont abolis à Montréal, une quinzaine à Québec et une dizaine dans les autres stations de TQS, soit à Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay.

Les compressions de personnel «sont saupoudrées un peu partout», ajoute Claude Deraîche, autant dans l'administration que chez les techniciens ou dans le service des ventes. Les compressions viseraient une trentaine de postes syndiqués et une dizaine de postes de cadres.

Dans les salles des nouvelles, ce sont des postes vacants qui ne seront pas comblés. TQS a également annulé une tournée régionale que devait faire l'émission matinale Caféine.

TQS affirme vouloir réduire ses coûts d'exploitation «afin de faire face à la crise industrielle qui secoue l'ensemble des chaînes généralistes privées canadiennes». Le réseau est toujours déficitaire, affirme Claude Deraîche, et le président de TQS, René Guimond, a indiqué hier dans un communiqué «qu'un déséquilibre criant, sur le plan des revenus, avantage indûment les canaux de télévision spécialisés, au détriment des chaînes généralistes qui sont privées des frais d'abonnement».

À ce manque à gagner s'ajoutent les coûts qu'il faut assumer pour le passage à la haute définition.

La nouvelle d'hier tombait bien mal puisque, la veille, on a appris que Cogeco et CTVGlobemedia remettaient en question leur investissement dans TQS. Lors de la divulgation des résultats financiers de Cogeco pour 2006-07, une porte-parole de l'entreprise avait en effet reconnu que «la vente fait partie des options». Mais Cogeco, qui détient 60 % de TQS, et CTV, qui en détient 40 %, pourraient aussi décider d'accueillir un nouveau partenaire financier ou de conserver le statu quo.

Pour expliquer les difficultés financières du groupe, Cogeco avait évoqué lundi le passage à la haute définition, la décision du CRTC de ne pas accorder de redevances d'abonnement aux chaînes généralistes et aussi la décision de Radio-Canada de désaffilier ses stations régionales de Sherbrooke, de Trois-Rivières et de Saguenay du réseau TQS.

TQS doit présenter sa demande de renouvellement de licence au CRTC cet automne et mettre en place un nouveau plan d'affaires pour septembre 2008.

Pour le moment, TQS fait tout pour protéger sa programmation, explique Claude Deraîche. Le fer de lance de la programmation de cet automne est Loft Story, dont les résultats commerciaux et d'écoute sont «en ligne avec nos attentes», dit-il, et le réseau doit lancer trois nouvelles émissions d'humour cet hiver.


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