Afghanistan - MacKay ne cherche pas à remplacer le général Hillier

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

La Presse canadienne
Édition du lundi 29 octobre 2007

Mots clés : général Rick Hillier, Peter MacKay, Forces armées, Gouvernement, Afghanistan (Pays), Canada (Pays)

Ottawa -- Le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, affirme que le général Rick Hillier accomplit du travail «formidable» à titre de chef d'état-major des Forces canadiennes et que le gouvernement conservateur n'a aucunement l'intention de le remplacer, en dépit de la controverse soulevée par les récents propos qu'il a tenus au sujet du déploiement de troupes en Afghanistan.

Lors d'un entretien accordé dans le cadre de l'émission de télévision Question Period, diffusée hier sur les ondes du réseau CTV, M. MacKay n'a laissé planer aucun doute quant à l'identité de celui qui est responsable des questions de politique, notamment la durée de l'implication des soldats canadiens dans le pays déchiré par la guerre.

«Je crois que le chef d'état-major de la Défense a lui-même décrit la situation le mieux possible -- il reçoit ses ordres du gouvernement, a déclaré M. MacKay. Je crois qu'il a clarifié cela [...] il a dit de façon très claire qu'il respectait la prérogative du gouvernement en ce qui a trait à ces décisions politiques.»

Le ministre a insisté sur le fait qu'en dépit de l'attitude de l'opposition à ce sujet, les conservateurs ne cherchent pas à remplacer M. Hillier, en poste depuis deux ans et demi.

Depuis quelques années, la durée non officielle du mandat du chef d'état-major est d'environ trois ans. M. MacKay a toutefois fait remarquer que, dans les faits, le chef d'état-major «sert selon le bon plaisir du premier ministre.»

Il a rapidement ajouté: «C'est un dirigeant très compétent et il apporte du leadership [...] Il n'y a aucun plan afin de remplacer le général Hillier. Il accomplit du travail formidable».

Levée de boucliers

M. Hillier a provoqué une levée de boucliers lors d'une visite en Afghanistan, la semaine dernière, lorsqu'il a laissé entendre qu'il faudrait peut-être une dizaine d'années à l'armée afghane pour qu'elle devienne une force pleinement professionnelle en mesure d'assumer toutes les opérations de sécurité en Afghanistan.

Des membres de l'opposition ont sans tarder critiqué les propos du général, faisant remarquer que le gouvernement minoritaire du premier ministre Stephen Harper avait maintenu, lors du discours du Trône ayant marqué le lancement de la présente session parlementaire, que les Afghans pourraient assurer leur propre sécurité d'ici à 2011.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com