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Des tueurs pour la démocratie
Des rambos, des mercenaires, ayant le goût de la chasse à l'homme et n'aimant pas l'Arabe et toutes ces races différentes de la leur. Tuer est un plaisir!
J'exagère! Ressortez les images d' Abou Grahib, réécoutez les propos de nos braves soldats dans le reportage de M. Patrice Roy:
« Ostie que c'est beau. Check les tomber les obus. Moé je trippe ben raide. Yes... Ostie Mes tabarnak, vous allez revoler ».
Souvenez-vous des propos recueillis par Hugo Meunier (10 septembre 2007) peu après une opération de notre armée: " Le caporal-chef, véritable armoire à glace, était en première ligne durant l'opération. Avec ses hommes, il calcule avoir abattu au moins deux insurgés. «Deux sûr, peut-être quatre. L'un d'eux a reçu six balles de 25mm, il s'est désintégré», précise le soldat."
Ces discours, ces images, sont des fuites qui ont échappé au contrôle militaire, normalement nous ne devrions pas en être informés. Nous ne sommes pas supposés savoir que de tels propos se tiennent et que de telles situations sont possibles. Ce sont les mots, les exclamations, les expressions de NOS soldats et les actes de la bonne armée états-unienne. Imaginons les propos et les actes de mercenaires qui bavent d'en découdre.
Nous sommes bien loin des atrocités qui se font en zone de guerre, le respect de l'être humain est absent, la dignité humaine est foulée du pied.
Nous représentons l'axe du bien... On ne nous parle peu des manifestations de Kandahar qui crient: "Dehors le Canada, dehors l'armée qui tire sur tout le monde.
M. Landry dit: "On observe à la loupe nos militaires, mais personne ne s'occupe de ces gardes privés"!
Imaginez si on considère que nous observons à la loupe nos militaires...
Nous pouvons les observer avec un télescope et nous devons obligatoirement les observer en regardant par la grande lentille. On devrait publier en première page le code de non-publication imposé aux journalistes lorsqu'ils arrivent à la base d'occupation de Kandahar.
Alors, comment connaître ce que les mercenaires peuvent s'accorder qui leur est jouissif tout en étant utile à l'occupant?
Le secret les entoure. On peut difficilement savoir combien ils tuent de gens quotidiennement? Beaucoup, beaucoup d'argent disponible pour ces tueurs à gages et pour la guerre, et très très peu pour nos services sociaux, nos soins de santé.
Serge Charbonneau
Québec
