Le Canada nie les allégations de l'imam Jaziri
Mots clés : Saïd Jaziri, Tunisie (pays), Canada (Pays)
L'Agence des services frontaliers du Canada a tenu à faire le point sur les circonstances entourant l'expulsion, lundi, de l'imam montréalais d'origine tunisienne Saïd Jaziri, qui est maintenant de retour en Tunisie.
Un porte-parole de l'Agence a expliqué que M. Jaziri n'était ni attaché ni menotté durant la première partie de son transport sur un vol nolisé privé, qu'il avait été examiné par un médecin qui l'avait déclaré en bonne santé avant son départ et qu'il était souriant et collaborateur.
Cependant, lors d'une escale au Portugal, M. Jaziri a demandé d'aller aux toilettes. Lorsqu'il s'est retrouvé dans un espace public où étaient de nombreux autres voyageurs, l'imam se serait laissé choir au sol, se plaignant à grands cris de douleurs et refusant d'aller plus loin.
Le porte-parole de l'Agence a indiqué que les quatre agents qui l'accompagnaient, trois hommes et une femme, ont alors dû le menotter, le relever et le ramener à bord de l'avion.
De retour dans l'appareil, Saïd Jaziri serait redevenu collaborateur et même souriant.
Il a toutefois recommencé le même genre de manège une fois revenu dans un espace public, cette fois en Tunisie. Les agents canadiens ont alors demandé à un médecin de l'examiner avant de le livrer aux autorités locales et ce dernier n'a remarqué aucune lésion, à l'exception des marques laissées par les menottes.
Dans une entrevue téléphonique accordée à Radio-Canada hier matin, M. Jaziri a dénoncé le sort que lui ont réservé les autorités canadiennes.
Il a dit n'avoir rien fait pour mériter un traitement qu'il a qualifié de torture psychologique et physique.
Il a notamment déploré avoir été privé de tout contact avec l'extérieur pendant des heures avant de monter dans l'avion. Il s'est aussi plaint d'avoir été blessé par les attaches qui le tenaient immobile.

