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La barbarie

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réal rodrigue
Envoyé Le mardi 23 octobre 2007 12:00



Depuis Galilée a vrai dire, les sciences se développent selon une attitude qui exclut les desseins de la vie que chaque individu éprouvent, par exemple le besoin d'aimer et d'être aimé, le sens du beau et du sacré. Ce qui est « subjectif » et représente pourtant la substance de chacun se trouve disqualifié, impropre à connaître la réalité, laquelle disait Galilée est écrite en langage mathématique.

Ce monsieur Salomon réagit enfin comme un humain effrayé par les perspectives catastrophiques qui s'annoncent, et menacent de transformer radicalement les conditions de la vie sur terre. Ce qu'il dit des statuts de la Société royale des Sciences ne me surprend aucunement, cela va bien dans le sens souhaité par l'inventeur des sciences modernes.

Que le capitalisme aie profité de l'apport prodigieux des découvertes scientifiques, cela est clair, avec la conséquence prévisible qu'il tend à remplacer les travailleurs par la machine, l'informatique s'intégrant parfaitement à la tendance. L'Université elle-même se modèle de nos jours d'après les exigences de l'idéal scientifique défini par Galilée. Pour ceux et celles qui veulent comprendre en profondeur ce qui se passe dans notre monde largement dominé par les sciences et les techniques, Michel Henri a fait paraître un ouvrage capital à ce sujet: La barbarie, éditions Quadrige, PUF. Il faudrait des centaines de monsieur Salomon pour que les hommes de science se réveillent et assument leur responsabilité. Le vieux mot de Rabelais vaut toujours: « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ».

Réal Rodrigue
Mansonville

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