Pour son manque d'implication en Afghanistan - Robert Gates fustige l'OTAN

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

AFP
Édition du mardi 23 octobre 2007

Mots clés : défense, OTAN, Robert Gates, Forces armées, Organisme international, États-Unis (pays), Afghanistan (Pays)

Kiev -- Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a de nouveau tapé du poing sur la table hier devant les réticences des États membres de l'OTAN à engager plus de troupes et de moyens en Afghanistan, et a assuré que ce sujet serait au centre d'une prochaine réunion de l'Alliance.

«Je ne suis pas satisfait qu'une alliance dont les États membres ont plus de deux millions de soldats, de marins et de pilotes ne puisse pas trouver les modestes ressources supplémentaires qui ont été promises pour l'Afghanistan» au sommet allié de Riga fin novembre 2006, a-t-il martelé lors d'une conférence de presse à Kiev.

«Cela sera clairement le thème principal» de la réunion informelle des ministres de la Défense de l'OTAN qui doit se tenir demain et jeudi aux Pays Bas, a-t-il averti, à l'issue d'un conseil des ministres de la Défense des pays de l'Europe du Sud et de l'Est (SEDM).

La Force d'assistance à la sécurité (ISAF) sous commandement de l' OTAN compte actuellement 37 000 soldats en Afghanistan.

Confrontés à une rébellion plus acharnée que prévu des talibans et à des pertes en hausse, certains des 37 pays de l'IAF sont en train de revoir leur engagement. Les Pays-Bas et le Canada, dont les soldats combattent les talibans dans le sud du pays, débattent de leur maintien au-delà des dates limites de leur mission, et aucun autre allié n'a offert de les remplacer pour l'instant.

À Kiev, M. Gates a notamment insisté sur la nécessité d'envoyer plus d'instructeurs «pour aider à constituer une armée afghane efficace» et plus d'équipes de reconstruction dans les provinces.

Plusieurs pays du SEDM se seraient dit prêts à augmenter leur présence en Irak et surtout en Afghanistan, «mais ils ne sont pas prêts à s'y engager publiquement en ce moment», a-t-il déclaré.

Le SEDM réunit les États suivants: États-Unis, Albanie, Bulgarie, Croatie, Grèce, Italie, Macédoine, Roumanie, Slovaquie, Ukraine et depuis hier la Bosnie.

L'Ukraine «décidera plus tard avec ses partenaires» du SEDM d'une possible participation aux opérations en Afghanistan, a ainsi indiqué son ministre de la Défense, Anatoly Grytsenko, estimant que Kiev pourrait y contribuer avec «des unités de génie, des unités médicales ou autre».


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com