On pourrait s'inspirer de cette initiative de nos cousins français pour faire lire dans nos écoles, le 14 février de chaque année, une partie de la lettre du notaire Chevalier de Lorimier du 14 février 1839 : Quant à vous mes compatriotes! Puisse mon exécution et celle de mes compagnons d'échafaud vous être utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais. Je n'ai plus que quelques heures à vivre, mais j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux, je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants, de mon épouse, sans autre appui que mon industrie et pour eux je meurs en m'écriant: Vive la Liberté, Vive l'indépendance.
Chevalier de Lorimier
Lettre conservée aux Archives nationales
du Québec à Québec, série des Événements.
Cette lettre est considérée comme le testament
politique de Chevalier de Lorimier