Une jeune fille passe devant un groupe de militaires à Kibumba, près de Goma, en République démocratique du Congo (RDC).
L'armée gouvernementale congolaise a donné hier 48 heures aux milices pro-gouvernementales «Maï-Maï» pour déposer les armes, tandis que la province du Nord Kivu était le théâtre de nouveaux affrontements. Avant l'aube, des tirs et des explosions ont retenti autour de Rugari, ville située près des frontières du Rwanda et de l'Ouganda. Des milliers de civils se sont enfuis vers la capitale régionale, Goma, à 35 km au sud. Samedi matin, la milice Maï-Maï, qui affirme soutenir l'armée régulière, a tenté de s'emparer de positions tenues par les rebelles du général Laurent Nkunda. En représailles, les rebelles ont attaqué à la fois les Maï-Maï, qui sont emmenés par l'ancien officier de l'armée Kasereka Kabamba, et les soldats congolais. L'armée congolaise affronte les rebelles de Nkunda depuis août, lorsque ses hommes ont rompu l'accord de paix de janvier et quitté l'armée régulière.