Opinion
Lettres: Pour sauver la réforme électorale
Mots clés : mode de scrutin, députés, Élection, Parti politique, Québec (province)
Bien que la nécessité d'une réforme du mode de scrutin soit généralement reconnue, les divers projets proposés au Québec et dans d'autres provinces sont tous en panne. La cause en est, à mon avis, que ces projets sont à la fois trop ambitieux et trop compliqués, et qu'ils heurtent tous ceux qui sont attachés à la démocratie représentative clairement identifiée à la personne de leur député local et qui sont hostiles à une trop grande multiplicité de partis susceptible d'affaiblir le gouvernement et de le rendre trop instable. Je crois que l'on devrait conserver le mode de scrutin actuel, tout en y apportant des correctifs pour atténuer ses défauts (distorsions et ignorance des votes minoritaires), sans pour autant le dénaturer.
Sans être parfaitement compensatoire, ce mode de scrutin mixte favoriserait une meilleure représentation de la diversité idéologique et culturelle. De plus, en imposant l'alternance homme-femme sur la liste de chaque parti, on assurerait une plus grande représentation féminine. Par le choix de ses candidats de liste, chaque parti donnerait une indication significative de ses priorités régionales, sociales, culturelles ou économiques. Et les chefs de parti seraient dégagés des responsabilités d'un député de comté, tandis que le comté retrouverait un député à plein temps.
Ceux qui veulent vraiment une réforme de notre mode de scrutin devraient se rallier à une proposition de régime mixte comportant une proportionnelle modérée. Car, en politique, le mieux est souvent l'ennemi du bien.

