Le primat d'Irlande s'excuse pour les scandales pédophiles

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AFP
Édition du lundi 22 octobre 2007

Mots clés : agressions sexuelles, scandale, pédophile, Religion, Irlande (pays)

Dublin -- Le primat catholique d'Irlande, l'archevêque Sean Brady, s'est excusé ce week-end pour «l'horreur» des agressions sexuelles commises depuis 1940 par des prêtres irlandais à l'encontre de plusieurs milliers d'enfants.

L'archevêque, qui doit être fait cardinal par le pape Benoît XVI le mois prochain, a dit samedi lors d'une messe aux victimes qu'il ne pourrait jamais «assez s'excuser auprès de tous ceux qui ont souffert alors qu'ils étaient confiés à la garde de l'Église».

«Rien ne pourra jamais compenser les terribles injustices qui ont été commises», a-t-il affirmé. «Mais je peux vous assurer de mon absolue détermination à changer les choses pour le meilleur.»

«Je trouve encore difficile à imaginer, et j'en ressens une grande honte, que ceux en qui on aurait dû avoir le plus confiance, ceux qui auraient dû être comme le Christ pour les enfants, aient commis de telles horreurs et de tels crimes à leur encontre», a-t-il ajouté.

Il a promis que «faire de l'Église un endroit qui insuffle la vie, joyeux et sûr pour les enfants» était son «désir le plus profond et [sa] priorité».

Un organisme gouvernemental, le Residential Institutions Redress Board (RIRB), spécialement créé en 2002 pour accorder des réparations financières aux enfants victimes de sévices sexuels dans les institutions spécialisées dirigées essentiellement par des religieux, a déjà reçu 14 540 demandes de dommages et intérêts.

Le coût total de ces réparations devrait s'élever à quelque 1,16 milliard d'euros, selon une estimation récente du gouvernement.

Les plaignants affirment avoir subi des sévices dans des institutions fondées par l'État, mais dirigées essentiellement par l'Église catholique, notamment des écoles, des orphelinats, des hôpitaux et des foyers pour enfants.


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