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L'art bien compris de l'exploit
Le baseball! Il ne se passe rien pendant au moins 99.5% du temps.
Quant au basket, la fréquence des paniers, d'une part, et le manque d'intensité dans la zone centrale en font un jeu très facile tout comme les autres à commenter, à découper, pleins d'arrêts faits pour laisser de la place à la digestion tant des 4 hot-dog et des deux bières les accompagnant, que du dernier "exploit" à avoir eu lieu... en général dans les 15 dernières minutes.
Parce qu'en effet il me semble que c'est caractéristique: dans les sports américains il y a en moyenne un événement particulier au quart d'heure, soit un peu moins qu'il n'y a de poses publicitaires. Ainsi les commentateurs z'et spectateurs ont tout le temps nécessaire pour le revoir selon 8 angles différents et à toutes les vitesses. On peut alors à loisir se persuader qui'on vient d'assister à un grand moment du sport. On ira se coucher moins petit ce soir-là.
Ceci fait de la moindre passe précise un morceau d'anthologie, de bravoure et de dépassement, un fulgurant raccourci de Guerre et Paix ou des Misérables que l'on n'aura donc pas besoin de se taper pour comprendre les tréfonds de l'âme humaine en des jours de grands déchirements. Avec une publicité de Dodge en sus, c'est le nirvana.
Merci.
