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Vous confondez faits et opinions

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Bertrand Lemire
Envoyé Le samedi 20 octobre 2007 17:00



Le règlement de l'Assemblée nationale vise à garder une certaine hauteur aux débats, non à les censurer. Les locutions anti-parlementaires sont retirées pour éviter de s'enliser dans une guerre d'injures ou d'intimidation.

Les parlementaires en sont venus à détourner la «période de questions et réponses orales» qui devait servir à la reddition de compte par le gouvernement. Ils en ont fait une joute oratoire sans substance où les propos volent bas et où la diversion oratoire, sans même de rhétorique, est devenue la norme.

Le parti au pouvoir a l'obligation de rendre des comptes à cette période. Le passé ou la crédibilité de celui qui pose la question n'est pas un facteur à considérer, il s'agit d'un devoir officiel du gouvernement. Or lorsqu'un ministre élude les questions par une stratégie verbale d'intimidation ou de salissage de réputation, il est du devoir du président d'agir.

L'énumération des changements de positions de Mario Dumont serait un fait. Le traiter à répétition de «girouette» n'est pas un fait, mais au mieux l'expression d'une opinion, et plus vraisemblablement une injure volontairement ravageuse.

Votre texte, quant à lui, ne laisse aucune place à l'interprétation. Les injures fusent. Ne vous souvenez-vous pas que la base du journalisme est de distinguer les faits des opinions? Vous avez déjà été plus grand, M. Courtemanche!

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