Monsieur Paquet a tort : ce que le Parlement canadien a reconnu, c'est la nation (franco)québécoise (les « Québécois » de la version anglaise de la motion) et donc pas tous les canadiens qui sont francophones. Aujourd'hui, c'est les (franco)québécois, et pas les canadiens français, qui font une nation. En plus, l'ensemble de tous les citoyens du Québec (y compris eux qui ne parlent pas français) fait une communauté « politique » ou « civique, » pas « nationale. » Le Canada, aussi, est une communauté politique, pas une nation. Le monde sera plus juste dès que nous arrêtons de confondre les deux.
Charles Blattberg
Professeur agrégé en philosophie politique
Département de science politique
Université de Montréal