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Sauve qui peut
Alors, d'ou viendra l'argent? Les investissements requis représenteront, une fois intégrés les dépassements de coûts habituels, plus d'une année de recette fiscale de la province. D'autre part on sait qu'il seront en grande partie absorbés par la remise en état des infrastructures existantes, et que nos routes nous coutent 60% plus cher qu'aux voisins ontariens. Leur rendement sera donc nécessairement marginal, les routes ça ne produit pas d'électricité, ça en consomme, et à part une manne temporaire pour les entrepreneurs de travaux public (et quelques juteux pots de vin), difficile donc de comprendre comment ce financement servira à améliorer sur le long terme la productivité de l'économie québécoise, déja léthargique.
C'est de surcroit autant de moins qui sera disponible pour préparer notre industrie à affronter la concurrence internationale. Donc, on continuera à creuser le trou en chantant, de plus en plus profond la dette, de plus en plus faible la capacité à la financer.
Ça regarde vraiment pas bien: contribuables québécois, il est minuit moins cinq, sauve qui peut!
