Coupe du monde de rugby - La France rate sa sortie face à l'Argentine

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AFP
Édition du samedi 20 et du dimanche 21 octobre 2007

Mots clés : Parc des Princes, défaite, Coupe du monde de rugby, Sport, Argentine (Pays), France (pays)

Clément Poitrenaud n'a pu retenir ses larmes à la suite de la défaite du XV de France contre l'Argentine dans le match pour l'obtention de la troisième place de la Coupe du monde de rugby.

Photo: Agence Reuters

Paris -- Le XV de France a achevé son aventure en Coupe du monde sur une très mauvaise note, une défaite d'une ampleur historique face à l'Argentine (34-10) lors du match pour la troisième place, hier au Parc des Princes.

Malaxés devant, les Français, déjà battus par les Pumas (17-12) lors du match d'ouverture puis par l'Angleterre (14-9) en demi-finale, ont concédé leur troisième défaite depuis le début du Mondial, qu'ils terminent au pied du podium, comme en 2003.

Cette défaite conclut de triste façon la campagne française, ainsi que la carrière internationale d'une génération de joueurs, comme le capitaine Raphaël Ibanez et le deuxième ligne Fabien Pelous, et de l'entraîneur Bernard Laporte, qui rejoindra lundi le secrétariat d'État aux sports.

Le match d'ouverture a laissé des traces. Tendu, haché, le rendez-vous du 7 septembre, remporté par les Pumas (17-12), a accouché sept semaines plus tard d'un match heurté, parfois même violent. Et marqué par les exclusions temporaires de l'Argentin Rimas Alvarez-Kairelis et du capitaine français Raphaël Ibanez juste avant la mi-temps, ainsi que du troisième ligne remplaçant des Pumas Juan Manuel Leguizamon en milieu de seconde période.

La bravoure, rien de plus

Pour en arriver là? Quarante premières minutes d'un intense combat, avec de nombreux accrochages au coin de chaque mêlée ouverte. Et toujours le même schéma de jeu argentin, basé sur un pack conquérant et bien organisé, et le jeu au pied de Juan Martin Hernandez.

Deux missiles du bellâtre argentin précipitèrent d'ailleurs les deux essais des Pumas. Deux essais «made in Buenos Aires». Sur le premier, les Argentins profitèrent des habituelles lacunes françaises sous les chandelles pour conclure deux temps de jeu plus loin par Felipe Contepomi (28e). Sur le deuxième, ils étalèrent leur puissance au sol au profit d'Omar Hasan (32e).

Largement mené (3-14), le XV de France confia son sort au pack, pour trois pénalités jouées à la main à proximité de la ligne argentine. Plein de bravoure mais sans résultat.

Repoussés devant, les Français ont cherché le salut au grand large en seconde période. Sans plus de réussite. Ils ont pourtant tout essayé, y compris le «petit jeu au pied», au-dessus de la défense argentine. Mais là, Ignacio Corleto veillait, prêt à allumer une relance, conclue 60 mètres plus loin par l'ailier Federico Martin Aramburu (3-22, 53e). Le contre parfait !

Record pour les Pumas

En état de grâce, les Pumas réussirent même à inscrire un quatrième essai par Ignacio Corleto (65e) alors qu'ils étaient en infériorité numérique après l'exclusion temporaire de Leguizamon.

Incapable d'inscrire le moindre essai le 7 septembre, le XV de France réussit enfin à franchir la défense argentine, par Clément Poitrenaud (69e), soit après une heure et 29 minutes de tentatives cumulées! Cette stérilité illustre à merveille l'incapacité française face aux Pumas, victorieux de six des sept dernières confrontations. Mais ce 41e France - Argentine prit une tournure dramatiquement historique, avec le cinquième essai des Sud-américains, inscrit par Felipe Contepomi (77e).

Victorieux avec une marge de 24 points, les Pumas battaient ainsi le «record» (+12) établi en 1988 à Buenos Aires. Une humiliation pour le XV de France, qui finit le Mondial sur une très mauvaise note.


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