Opinion

Lettres: Enseignement et spécialistes

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Amine Tehami, Directeur d'école, Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. Le 18 octobre 2007

Édition du samedi 20 et du dimanche 21 octobre 2007

Mots clés : examen, Enseignement, Éducation, Québec (province)

J'ai jadis enseigné la physique aux côtés de l'enseignant qui écrivait, dans l'édition du 18 octobre en page Éditorial (A 6): «Je ne vois pas comment je pourrai enseigner aussi bien l'écologie, la météorologie, la géologie, la biologie humaine, l'astronomie et la chimie dans une même année.»

Pourtant,

1) l'ancien programme exigeait déjà cela de nous: en 1re secondaire, nous enseignions l'écologie, la météorologie, en 2e secondaire (dans le cadre du cours d'ISP), etc.

2) les ados qui nous sont confiés ne se destinent pas, dans leur immense majorité, à devenir biologistes, chimistes ou astronomes. La seule différence avec les écoliers que nous étions, c'est qu'aujourd'hui ils ne se gênent pas pour nous faire savoir que l'empereur est nu -- c'est-à-dire qu'il est trompeur de leur promettre l'utilité éventuelle de notions scientifiques soigneusement compartimentées. Il est trompeur de prétendre que les atomes et les molécules, pour être bien compris, doivent être enseignés par un spécialiste de la chose. Il est trompeur de prétendre que les gènes et les chromosomes, pour être bien compris, doivent être enseignés par un spécialiste de la chose. La preuve: qui, dans notre entourage d'adultes, peut réussir la question d'examen la plus élémentaire sur ces notions? Même pas, apparemment, un prof de physique si la question porte sur des gènes ou des chromosomes...


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