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Pauvre Québec, pourquoi tant de peur?

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Raoul Nkounkeu
Envoyé Le dimanche 04 novembre 2007 15:00



Peut-on vivre éternellement dans la peur? La question peut aussi se poser autrement,la peur de perdre quelque chose peut-elle empêcher qu'on le perde? Je crois que non. L'Europe du 18e siècle avait peur du juîf, l'Allemagne de Hitler avait aussi peur du juîf, le Tutsi avait peur de l'Hutu et on connait la suite. Je doute fort que les québecois qui ont peur aiment le Quebec mieux que les autres. Ils ont peur d'eux-mêmes, de leur propre ombre et veulent généraliser la paranoïa. Une langue ne peut pas survivre parce qu'il y a une loi qui l'impose. Les vrais linguistes vous parleront de l'histoire des langues, du phénomène du contact entre les langues.La langue française peut survivre si d'autres mécanismes sont conçus; la contrainte de la loi sera sans effet positif. Je suis francophone, pourtant mon amour pour la langue française n'est jamais allé jusqu'à ressembler à l'aveuglement. La jalousie est-elle l'expression de l'amour ou met-elle l'amour en danger?
En effet, de quelle langue française est-il question? Du québecois ou du français international? C'est aussi une question qui vaut la peine. Combien de québécois dits de souche parlent le français international et combien parlent le québécois? Les statistiques devraient nous en parler. Car s'il faut que les immigrants apprennent le français international, alors que cela soit de même pour plusieurs québécois de souche qui sont tout aussi analphabètes. Ils devront aussi se soumettre au même test de français afin de mériter la nouvelle nationalité québecoise.C'est un constat triste mais vrai puisque plusieurs québécois parlent mieux anglais que le français et cela rend certains immigrants jaloux surtout ceux-là qui ne parlent que du français international.
Je crois que ce débat autour de la langue française concerne autre chose que la langue française elle-même. La langue est devenue un fond de commerce où viennent puiser les opportunistes de tout bord. En dépit de cette loi qui est supposée la protéger, le français reste une langue méprisée par les médias, les enseignants tant à l'université que dans les écoles.
Pour couper court, laissons tomber toutes les controverses et aimons notre langue française (internationale)avec l'attachement que cela exige sans verser dans la polémique. Faisons la publicité de notre langue, parlons la comme cela se doit, apprenons la tous les jours sans nous fatiguer, corrigeons nos amis, nos collègues, nos enfants qui souvent la parlent mal et cela donnera envie à tout le monde de faire pareil. Cela est beau de bien parler français et comme c'est une langue belle, sa beauté rayonnera et incitera tous nos voisins anglophones et les immigrants à la parler. Commençons ce travail chez nous-mêmes, regardons la paille dans notre propre oeil et le reste se fera tout seul.

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