Des élus américains présentent des excuses à Maher Arar

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AP
Édition du vendredi 19 octobre 2007

Mots clés : excuses, Maher Arar, États-Unis (pays), Canada (Pays)

Maher Arar et son épouse, Monia Mazhig. M. Arar a accepté les excuses des législateurs américains mais il attend toujours celles du gouvernement des États-Unis.

Photo: Le Devoir

Washington -- Les législateurs américains ont offert leurs excuses à Maher Arar, hier, pour l'avoir envoyé en Syrie, où il a été torturé.

M. Arar a été expulsé en Syrie sous l'égide d'un programme antiterroriste américain nommé extradition extraordinaire, qu'il a qualifié d'«immoral».

L'ingénieur en télécommunications, âgé de 37 ans, a témoigné par vidéoconférence, d'Ottawa, devant une audience conjointe des sous-comités de la Chambre des représentants. Son nom est toujours inscrit sur une liste noire américaine et il est interdit de séjour aux États-Unis.

«Laissez-moi vous présenter personnellement ce que notre gouvernement ne vous a pas offert: des excuses», a déclaré le démocrate Bill Delahunt en ouverture d'audience. «Laissez-moi vous offrir, ainsi qu'au peuple canadien, des excuses pour le rôle de notre gouvernement dans cette erreur.»

M. Arar a déclaré qu'il était reconnaissant pour les excuses présentées par ces législateurs mais qu'il espérait en recevoir de façon officielle de la part du gouvernement américain.

«Que ce soit clair: je ne suis pas un terroriste, a-t-il déclaré. Je ne suis pas un membre d'al-Qaïda ou de tout autre groupe terroriste. Je suis un père de famille, un époux et un ingénieur. Je suis également une victime du programme immoral d'extradition extraordinaire.»

Le républicain Dana Rohrabacher a aussi offert ses excuses, mais il a déclaré qu'il s'opposerait farouchement à toute proposition démocrate visant à mettre fin à la pratique d'extradition extraordinaire. «Oui, nous devrions avoir honte [de ce qui s'est passé dans cette affaire], a déclaré M. Rohrabacher. Ce n'est toutefois pas une excuse pour mettre fin à un programme qui a protégé la vie de centaines de milliers, voire de millions d'Américains.»


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