Je me demande si Pauline Marois a l'intention de faire subir des tests de compétence linguistique aux Québécois dont beaucoup baragouinent à peine le français (tu sais veux dire) et à certains députés de l'assemblée nationale. Le nationalisme québécois est résolement tourné vers le passé. Après 300 ans de lavage de cerveau par un Catholicisme nationaleux, arrogant et tout puissant, ce n'est pas étonnant. Si on veut assurer l'avenir du Québec, en harmonie avec tous les nouveaux arrivants, il faudrait commencer par remplacer le Je me souviens sur les plaques d'immigration par : Un pays d'avenir. Je me souviens, c'est le contraire d'une vision. C'est patauger dans la gadoue. C'est vivre avec ses fantômes, avec une vision étriquée de son passé. Si on veut assurer l'avenir du français et du Québec, il faudrait d'abord que les Québécois apprennent à parler un français correct et à faire des enfants. L'avenir est dans les oeufs, pas dans le nid. Si les oiseaux volent, c'est qu'ils ont coupé leurs racines. Le Québec des racines profondes et ancrées dans un nationalisme retrograde et étroit ne volera jamais très haut. J'aime bien le mot Talibec. Belle trouvaille qui vaut mille mots.
On ne peut refaire le passé, mais on peut inventer l'avenir. Le passé n'est pas garant de l'avenir. Si c'était le cas, le Cirque du Soleil m'existerait pas. Voilà l'exemple à suivre pour le Québec : un projet d'avenir, novateur, ouvert sur le monde. Le Québec, un pays à bâtir et à faire grandir avec l'apport de la valeur ajoutée qui vient des autres.
Bref, il faut se débarasser des réflexes passéistes et se tourner vers l'avenir. Une vision, ça fait grandir! Le nationalisme, ça rapetisse, que ce soit celui de Le Pen, des Serbes, des nazies, de l'Iran. Le nationalisme québécois n'échappe pas à la règle. Quel avenir veut-on? Selon le modèle du Cirque du Soleil, de Bombardier, de Céline Dion ou selon le modèle de Maurice Duplessis?