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Les devoirs sont souvent oubliés

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Marcelle Vézina
Envoyé Le vendredi 19 octobre 2007 10:00



Mme Marie Lauzier écrivait qu'un Québec indépendant serait xénophobe et totalitariste! Vraiment? Est-ce que vouloir protéger sa propre culture et sa propre langue veut dire xénophobie? Est-ce que vouloir que les immigrants apprennent nos us et coutumes et les respectent veut dire être totalitariste?...

Quant à la Déclaration universelle des droits de l'homme: il me semble qu'aux droits des personnes il y a aussi des devoirs!?... où donc sont-ils? Est-ce que les devoirs sont réservés aux seuls peuples d'accueil?

Est-ce qu'un peuple doit se renier lui-même pour ceux qu'il accueille? À ce propos un ami égyptien me disait: «N'acceptez pas ces accommodements, ils sont inacceptables et vous risquez d'y perdre votre âme. Généralement ce sont des intégristes qui font ces demandes.»

Une petite anecdote: en 2005 ou 2006 une jeune fille d'une école de Montréal s'est vu refusé le «droit» de porter une chaîne avec une croix dans le cou. On lui a dit que c'était interdit de porter des signes religieux dans la classe. Pourtant, dans cette même classe il y avait deux jeunes filles qui portaient le voile qui est, lui aussi, un signe religieux. Constatation: il n'y a que des droits pour certains mais que des devoirs pour les autres.

Je suis pour l'immigration mais aussi pour le respect de ce que nous sommes en tant que peuple francophone perdu dans un océan anglophone. La majorité des immigrants sont très respectueux et s'intègrent à condition qu'on les aide à le faire. Toutefois «on» (les médias etc...) fait la promotion des extrémistes/intégristes (qui sont loin de représenter la majorité des immigrants) et de là la réaction extrême de Québécois dits de «souche»!

Voici ce qu'écrivait Félix Leclerc en 1988 à propos des immigrants:
«Ne pas confondre terre d'accueil et terre vacante: Il serait bien indélicat de rappeler à nos nouveaux-amis-québécois-étrangers, qui, dans leur propre pays, ont fui la torture, la prison, la famine, et l'analphabétisme, qu'ils sont au Québec en terre d'accueil. Pour ce geste humanitaire, un geste de reconnaissance serait plus apprécié qu'une critique de nos usages.»

Marcelle Vézina


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