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L'identité québécoise et l'accommodantisme

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Hubert Larocque (msbenoit@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 18 octobre 2007 14:00



Une identité, une culture n'existent pas abstraitement. Ce qui est visible dans l'espace public les définissent tout autant que l'histoire, la langue, la religion, les institutions politiques. Les signes visibles de cultures étrangères dans notre espace public sont des atteintes à notre identité. Pour être Québécois, il ne suffit pas de détenir la citoyenneté canadienne, d'habiter le Québec, ni même de parler plus ou moins le français. Il faut se fondre au peuple fondateur en acceptant l'effacement progressif de son pays d'origine. Ces cultures d'ailleurs ne peuvent nous enrichir qu'en disparaissant au profit d'une pigmentation subliminale tout entière ployée à l'autorité de notre type dominant. Est-il besoin de rappeler que les immigrants ont chez eux un pays et des institutions propres qu'il leur était loisible de ne pas quitter? Le Québec ne dispose que de lui-même, et bien partiellement, dans un contexte fédéral. C'est donc une grave injustice que de nous imposer, par la violence des tribunaux, des cultures étrangères qui violent notre espace culturel vital.
Dans ce contexte, le PQ retrouve sa cohérence et le chemin d'une véritable action politique. Tant de discours répétitifs et contradictoires, tenus devant la Commission Bouchard-Taylor, cachent tout simplement le fait que les vrais ennemis du Québec sont la Constitution canadienne, ses tribunaux, ainsi que les chartes dites des droits et libertés. La Constitution canadienne subordonne le Québec au grand-tout canadien anglais et multiculturel, ses tribunaux, Cour supérieure et Cour suprême, nous imposent la loi d'Ottawa, qui est anglaise et multiculturelle. Quant aux Chartes, faute d'être enchâssées dans une définition identitaire du Québec, elles imposent au Québec des obligations conformes à la norme anglaise et multiculturelle. C'est le parfait et infranchissable cercle vicieux par lequel nous avons toujours tort, et auquel nous devons notre impuissance et notre désagrégation collective. Une véritable société ne peut subsister longtemps sans la primauté du collectif sur les fantaisies individuelles. Celles-ci sont du reste fausses, quand on les oppose à la règle québécoise, car elles ne sont alors que les masques de la loi canadienne, anglaise et multiculturelle
Hubert Larocque

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