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L'héritier du vide.

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Gerry Pagé
Envoyé Le jeudi 18 octobre 2007 10:00



À l'instar de Duceppe qui gigote, piaffe et trépigne, chiâle, jaspine, rouspète, hurle, crachote et couvre toutes les tribunes des fientes corrosives libérant sa haine du Canada, Stéphane Dion, «rappelez-vous de mille façons», joue de prudence, critique vertement et garde la colline parlementaire sur le qui-vive. Dion refuse de dévoiler ses (in)tensions, affirme que, a noté que et propose que. Dion se montre conciliant, précise qu'il s'abstiendra et résume la volonté canadienne de ne pas se taper les urnes pour une 3e fois en autant d'années.

Le lectorat, l'électorat et l'agglomérat des abusés et désabusés de la piquette fédéraliste, se foutent éperdument de ce que pète, rouspète et répète Dion ainsi que de tout ce qu'exècre, pigeonne et fiente Duceppe sur tout ce qui bouge d'Ottawa à Radio-Canada.

L'épave d'un clan politique que hantera pour toujours le Scandale des Commandites; le toléré au sein d'une formation en tensions, en pleine déroute et rendu aux portes de l'enfer, là où très exactement Jean Charest avait conduit le Parti Progressiste-Conservateur du Canada, en 1998; l'objet de l'indifférence canadienne et ce spécimen rare qui «jouit, persiste et signe» sa propre revendication d'être devenu et de demeurer le plus mal-aimé du Québec, cet amalgame humain haut-parleur de toutes les clartés (pour les autres), vit d'ambiguïtés doctorales, d'ambivalences professorales, d'énigmes doctrinaires et de quiproquos pontifiants, le tout s'exerçant dans les pénombres d'un obscurantisme ténébreux qui en fait prématurément l'épitaphe d'un fédéralisme centralisateur et déstabilisateur, aveuglément obstiné, non rentable, si ce n'est que pour quelques pauvres provinciales régions et qui, de toute façon, s'érode sévèrement de l'intérieur.

Alors que le marabout Duceppe jaspine, rouspète, hurle, crachote les postillons de ses frustrations et n'agit d'aucune façon, alors qu'il revendique sa paye de paria, le pacha misanthrope Dion déplace de l'air, jacasse et couvre de brillantines sa jactance de hautain parvenu, en oubliant que tous les canadiens en payent le trop fort prix, en feignant d'ignorer que les Québécois, au surplus, en payent la surtaxe du malaise, ces scandaleux enrobages d'un taxage auquel se livrent impunément les trafiquants de politicailleries aux crochets desquelles ils suçotent jusqu'aux miettes la bombance de leur bien-être, derrière les portes closes de l'immunité, de l'impunité et de l'imputabilité blindée et reléguée au calendres grecques.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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