Québec - Le précieux cinéma de Richard Lavoie

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Isabelle Porter
Édition du jeudi 18 octobre 2007

Mots clés : Richard Lavoie, Cinéma, Québec (ville)

Québec -- La plupart d'entre nous l'ignoraient, mais pendant que les Dansereau, Perrault et Brault jetaient les bases du cinéma direct dans le Montréal des années 1950, un jeune cinéaste du nom de Richard Lavoie poursuivait la même quête prometteuse à Québec.

C'est ce que Fernand Dansereau raconte dans un film consacré à ce cinéaste qui doit être honoré ce soir au Musée de la Civilisation. «Richard inventait le cinéma direct à sa manière», dit Dansereau. «Il recherchait les mêmes choses que nous: des caméras légères qu'on pouvait promener et avec lesquelles on pouvait enregistrer du son, des caméras qui allaient parmi le monde, qui allaient être attentives à la poésie du quotidien, à la beauté des personnes, à la protection de la justice.»

Cinquante ans et pas moins de cent films suivirent, dont ce qu'on considère comme son chef-d'oeuvre: le documentaire Rang 5 (Prix de l'Association des critiques de cinéma en 1994), qui décrit le quotidien de familles d'agriculteurs dans la région de Lanaudière. La tenue cet automne d'une commission gouvernementale sur l'avenir du monde rural confère d'ailleurs à cette oeuvre une pertinence renouvelée.

Touche-à-tout et explorateur infatigable, Lavoie s'est penché sur les sujets les plus divers, notamment l'enfance (La Cabane, 1978, Une drôle de balade, 1979, etc.), les Inuits (Katak et Kuktuk se racontent et chantent, 1971), l'imaginaire africain (Comment Samba devint vice-roi, 1987), l'art (Charles Daudelin, des mains et des mots, 1999, et Confidences d'une fanfare, 2000) et, plus récemment, la culture des îles de la Madeleine (Le Temps des Madelinots, 2005).

Rétrospective au Clap

Parce que Le Temps des Madelinots a souvent été présenté au Clap, le cinéma ne l'inclura pas dans la rétrospective qu'il prépare pour novembre et décembre. On a plutôt choisi Rang 5, Voyage en Bretagne intérieure, les films sur Charles Daudelin et la Fanfare Pourpour ainsi qu'un film expérimental de 1968 intitulé Pourquoi c'est faire - What's that for?, dans lequel 50 hommes consacrent une journée à la construction d'une gigantesque structure de bois sans motif apparent.

Enfin, ce sera l'occasion de voir le documentaire que le cinéaste a réalisé en l'honneur de son père, également réalisateur, Herménégilde, vision d'un pionnier du cinéma québécois (1908-1973). Car c'est dans l'atelier du père, à Limoilou, que Richard et d'autres, comme Jean-Claude Labrecque, avaient commencé à s'intéresser à la réalisation.


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com