Quebecor Media blâmé par son comité de surveillance
Mots clés : SCFP, CRTC, Quebecor Media, Média, Québec (province)
Quebecor Media est accusé d'avoir contrevenu aux règles mises en place par le CRTC qui interdisent l'échange de matériel entre ses salles de nouvelles. Et cette décision vient du comité de surveillance qui avait été mis en place par Quebecor lui-même pour surveiller l'étanchéité des salles.
Selon la plainte, déposée le 13 juin dernier, à trois occasions des photos parues dans Le Journal de Québec avaient été prises par un caméraman de TVA. Les trois événements, en novembre 2006 ainsi qu'en avril et mai 2007, étaient très différents les uns des autres: une célébration de l'équipe du Rouge et Or de l'Université Laval, un coffret sous la statue de Samuel de Champlain et un procès criminel.
TVA n'a pas nié les faits, mais a soutenu devant le comité qu'il s'agit d'une «pratique courante et commune dans le domaine du journalisme» et que ce n'est pas «une activité exclusive entre TVA et Le Journal de Québec ou les autres journaux de Quebecor Media».
Le comité de surveillance, lui, estime que le code de déontologie qui régit les relations entre TVA et les journaux de Quebecor «doit s'appliquer» alors qu'il «garantit leur indépendance et leur étanchéité respectives».
L'échange d'information entre les professionnels de l'information de TVA Québec et ceux du Journal de Québec va à l'encontre du code de déontologie, soutient le comité.
Ce comité a été constitué par TVA en 2001 à la suite de l'achat par Quebecor de Vidéotron/TVA. L'existence du comité est prévue dans la décision du CRTC qui autorisait la transaction. Et le comité doit voir à l'application d'un code de déontologie qui voulait éviter une interdépendance des salles de rédaction de TVA et des journaux de Quebecor.
Le comité est formé de trois membres, Michel Héroux, de l'Université Laval, le consultant Guy Morin et le journaliste à la retraite Denis Tremblay. La décision a été rendue par MM. Héroux et Morin, puisque Denis Tremblay a préféré s'abstenir, invoquant un lien de parenté avec un photographe du Journal de Québec.
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