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Le parti de la confrontation.
L'autre facteur majeur est la corruption qui a fini par imprégné les gouvernements libéraux (ceci ne veut pas dire que les Conservateurs de M. Mulroney n'ont pas connu la corruption mais la perception dans le public semble avoir plus associé les Libéraux à la corruption, particulièrement depuis l'affaire des « commandites »). Les Canadiens croient, à tort ou à raison, que leurs gouvernements ne sont pas corrompus et lorsqu'un tel scandale éclate, il est susceptible d'avoir beaucoup d'impact sur le support populaire envers la formation politique qui en est éclaboussée.
Finalement, il est vrai que la société canadienne semble glisser un peu à droite mais il ne faut pas oublier que la gauche se divise en trois partis majeurs et que, selon les derniers sondages, la droite (Conservateurs) recueillent environ 40% du support populaire alors que le reste, à tendance vers la gauche, représente toujours près de 60% de l'électorat potentiel, donc une confortable majorité, mais qui semble s'effriter un peu. La division de la « gauche » et le fait que le Bloc ne formera jamais le gouvernement favorise les Conservateurs dans ce contexte. La droite avait connu une situation un peu similaire à l'époque de la division entre les Progressiste-Conservateurs et l'Alliance canadienne.
