Vos réactions

Le parti de la confrontation.

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Pierre Rousseau
Envoyé Le lundi 15 octobre 2007 11:00



Il est vrai que les Libéraux ont du mal à se concevoir autrement qu'en parti de gouvernement mais, à mon avis, ils sont les artisans de leur propre malheur et cela n'est pas nécessairement du à un virage à droite de la société canadienne. Les Libéraux ont joui de la vague d'inquiétude qui a secoué le Canada durant les dernières trois décennies en se montrant intransigeant avec le nationalisme québécois et M. Dion, comme Messieurs Chrétien et Trudeau est de ceux qui on cristallisé cette intransigeance. Étrangement, les Conservateurs se sont montrés beaucoup plus conciliants, allant jusqu'à à reconnaître le fait que les québécois forment une nation. Il est probable que les canadiens en général se reconnaissent plus dans un gouvernement plus conciliant et ils se sont rendus compte que le fait de cette reconnaissance de « nation » n'a pas fait tomber le ciel sur notre tête.

L'autre facteur majeur est la corruption qui a fini par imprégné les gouvernements libéraux (ceci ne veut pas dire que les Conservateurs de M. Mulroney n'ont pas connu la corruption mais la perception dans le public semble avoir plus associé les Libéraux à la corruption, particulièrement depuis l'affaire des « commandites »). Les Canadiens croient, à tort ou à raison, que leurs gouvernements ne sont pas corrompus et lorsqu'un tel scandale éclate, il est susceptible d'avoir beaucoup d'impact sur le support populaire envers la formation politique qui en est éclaboussée.

Finalement, il est vrai que la société canadienne semble glisser un peu à droite mais il ne faut pas oublier que la gauche se divise en trois partis majeurs et que, selon les derniers sondages, la droite (Conservateurs) recueillent environ 40% du support populaire alors que le reste, à tendance vers la gauche, représente toujours près de 60% de l'électorat potentiel, donc une confortable majorité, mais qui semble s'effriter un peu. La division de la « gauche » et le fait que le Bloc ne formera jamais le gouvernement favorise les Conservateurs dans ce contexte. La droite avait connu une situation un peu similaire à l'époque de la division entre les Progressiste-Conservateurs et l'Alliance canadienne.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com