Faire nouveau, voilà une mode généralisée qui emporte tout. Voici un exemple récent de cette mode : l'Iliade. La pièce est très bien jouée, l'action ne dérougit pas. Mais le texte du grand Homère a disparu. Et la pièce se joue presque entièrement autour de la bouderie que fait durer le héros principal, Achile, qui n'intervient dans la guerre de Troie qu'à la toute fin de la pièce qui n'inclut même pas la mort d'Achile ni l'ingénieux cheval imaginé par Ulysse pour entrer dans Troie. Va pour les costumes actuels, mais quand l'auteur même disparaît, l'épaisseur des vingt-sept siècles qui nous séparent du grand Homère disparaît avec son texte. Dommage ! J'ai en mémoire le sort que Guy Fournier a fait subir au roman de mon frère Noël Audet dans la deuxième série de « L'ombre de l'épervier ». Il fallait du sexe ? Mettons-en et foin du texte !