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Généralisations!
Mon expérience cependant, ne s'accorde pas avec plusieurs aspects de son article. J'ai, à 54 ans, entrepris mes premières études universitaires, en communication et multimédia à l'Université de Sherbrooke.
J'ai été agréablement surpris quant aux exigences de maîtrise du français : la note de tout travail écrit peut être réduite de 10%, selon la qualité de la langue; cette pénalité augmente à 20% au département de communications.
Quant à l'affirmation qu'en:"[...] communication, en cinéma, en multimédia [...] on n'apprend que ce qu'on y met soi-même.", elle ne correspond pas du tout à ce que j'expérimente.
À la question d'un ami demandant ce que j'apprenais, j'ai répondu : « J'apprends surtout, en plus des apprentissages et connaissances acquis en chemin, la discipline en général, à réfléchir avec rigueur ainsi qu'à bien rédiger et m'exprimer. »
Dans le cadre d'un cours obligatoire nous abordons plusieurs périodes, dont le siècle des Lumières. Bien sûr, l'aperçu des penseurs des 18è,19è et 20è siècles, offert dans ce cours, est plus léger que le cours d'un spécialiste seule de ces périodes. J'effectue aussi, pour le même cours, une analyse de "Common Sense" de Thomas Paine, texte qui servit de catalyseur à la déclaration d'indépendance américaine. J'ignorais totalement cet écrit fondamental qui décida un George Washington jusque-là hésitant, et ne connaissait pratiquement rien de la révolution américaine. Au fil des lectures, je croise Rousseau, Voltaire, Montesquieu, Francis Bacon et Kant et certains contemporains deWashington: Jefferson, John Adams, Benjamin Franklin et Washington. À l'université, on n'apprend pas que l'utilitaire.
Et pourtant, à mon âge, transportant davantage de bagage que mes collègues dans la vingtaine, je serais bien placé pour, si les départements de communication étaient aussi peu rigoureux que prétendu, n'apprendre que ce que j'y aurais apporté moi-même.
Effectuer la défense des savoirs anciens et des spécialistes qui les véhiculent peut être une excellente chose. Il est dommage que Mme Bombardier, pour défendre un sujet justifié, trace un portrait aussi peu nuancé. Comme si elle évoquait le naufrage du Titanic, alors que dans les faits, un seul des vingt quatre moteurs du paquebot s'était étouffé : bien sûr, il faut le redémarrer, mais qui parle de sombrer ?
Je crois que, si j'avais présenté l'article de Mme Bombardier comme travail de cours, j'aurais obtenu 5/10 avec les mentions : « MANQUE DE RIGUEUR, GÉNÉRALISATIONS !!! ».
