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Savoir inutile et endettement étudiant

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Catherine Ellyson (celly085@uottawa.ca)
Envoyé Le samedi 13 octobre 2007 10:00



Étant moi-même étudiante, assoiffée de ce que D. Bombardier appelle savoir inutile, je n'ai qu'une question à poser: comment peut-on aujourd'hui se faire défenderesse du savoir inutile, et prôner cependant la prise en charge beaucoup plus grande par les étudiants des frais engrangés par leurs études? Ne nous mettons pas la tête dans le sable: un endettement de 30 000 n'est peut-être rien pour l'étudiant en gestion, acheteur d'un savoir hautement utile s'il en est une (sic), mais un tel endettement est beaucoup plus dramatique pour celui qui a choisi un savoir inutile. Le talent et le goût ne se retrouvent pas seulement, de façon bien commode, parmi ceux pour qui un tel endettement ne représente rien. L'augmentation des frais de scolarités, et corollairement de l'endettement étudiant, saccage précisément l'éducation là où le coeur de Bombardier semble être ce matin...

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