Opinion

Lettres: De l'espoir, s'il vous plaît

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Guillaume Moreau, Le 3 octobre 2007

Édition du vendredi 12 octobre 2007

Mots clés : étudiant, Économie, Éducation, Québec (province)

J'ai 19 ans et je vois mon avenir se décider sans moi. Je vois une démocratie de plus en plus perdue, qui ne peut être utilisée que par des étudiants qui, semble-t-on dire, ne sont pas sérieux ou n'ont pas d'opinion sérieuse. Je vois aussi qu'on m'endette et qu'on veut que, plus tard, alors que je serai endetté, je m'endette encore plus à faire vivre ceux qui ont décidé de m'endetter. Je vois qu'on me demandera de faire plus d'enfants et qu'on m'obligera à faire le pôle, celui qui paiera pour la génération d'avant et celle d'après, sans m'écouter.

On essaie aussi de me faire croire, à moi, à ceux qui s'en iront et à ceux qui viennent, que [...] l'argent, l'enthousiasme, l'espoir et le progrès ne sont plus au rendez-vous alors que près de la moitié des entreprises ne paient pas d'impôts, que des milliards de dollars sont perdus de toutes sortes de façons, qu'on paie pour une guerre dont on ne veut pas et, pire, qu'on dit au gens qu'ils n'y peuvent rien, qu'il y a fatalité.

Cherchons-nous vraiment des solutions ou faisons-nous semblant? On a mis quelqu'un au monde, on devrait peut-être l'écouter! La fatalité a été inventée par l'homme, l'espoir aussi. On devrait peut-être, maintenant, choisir avec quoi on veut bâtir. Écoutons l'ONU lorsqu'elle dénonce certaines lois. Prenons le temps, ensemble, de nous laisser, à ceux qu'on aime et à soi-même, la chance de bien vivre et d'être capables de bien faire vivre les autres. Donnons donc la chance aux étudiants de changer le monde et de voir à leur avenir et à celui de leurs parents.


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