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klm : kirpan, laurin, mailloux : voile et voix, trouille et couilles

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Denis Beaulé
Envoyé Le samedi 13 octobre 2007 10:00



Il y a deux siècles et demi, l'homo quebecensis aurait été châtré. Ce qui aurait altéré sa voix, inhibé sa langue. Maternelle. Restaurée, deux siècles plus tard, masculinement ou mâlendrogynement, sous l'égide d'un bon, fort, lucide, hardi et fier docteur.

Néanmoins, la hantise de castration court toujours. Se rappelle ou se renouvelle en l'homo quebecensis. Incarnée en phobie de kirpan. Inoffensif. Mais restant toujours suspendue au-dessus du chef (du) «québécois». Agacé, irrité ou indisposé par tout néo-couvre-chef (féminin). Parce qu'évoquant au plus loin, religieusement, christ suspendu à la croix, et au plus près une menace à l'intégrité d'attributs masculins précieux suspendus au coeur du corps. À l'égard desquels, cette fois, il semble qu'on ne puisse compter sur le concours de l'«autre» Doc, contemporain. Car lui prône ouvertement l'émasculation en guise de remède à certaines déviances sexuelles.

Si bien qu'aujourd'hui, il y aurait vacuum social, politique ou moral. C'est-à-dire, manque de qqn ou qqch bon pour le moral «québécois». Comme l'auraient été Maurice et Camille.

L'ambivalence impasse québécoise transparaît en l'incohérence de l'exhortation, du discours. En appelant et à avoir des couilles et à mettre ses culottes. À quoi sert d'avoir des couilles*, si on les voile pusillanimement sous d'amples culottes parce qu'ayant la trouille*, au lieu de les exhiber audacieusement afin d'«impressionner», de «commander» le respect? De même, où est la «différence» lorsqu'on veut juste faire comme tout le monde, en devenant «souverains» par exemple? (*En langage plus populaire encore, manquer de "guts" équivaudrait-il à manquer de «gosses»?)

Cette soudaine envie/idée de «charter» une plus-value d'égalité sexuelle par rapport à la liberté, au moyen d'indifférenciation sexuelle intragroupale individuelle accrue (i.e. au sein de la seule gent féminine même), manifesterait encore l'esprit féminin ou la génétique féminine du Q/québécois. Car il est bien connu qu'il y a moins de différences, "all in all", entre l'ensemble des femmes qu'il y en a entre l'ensemble des hommes. Or, c'est ce 'modèle' qu'on voudrait appliquer ou renforcer. En interdisant ou en restreignant le port du voile au Québec, par exemple. De manière à ce que rien/personne n'y ressemble plus à une femme qu'une autre femme.

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