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La suprématie de l'égalité des femmes: un déterminant biologique transcendant
Peu importe qu'elles proviennent de minorités religieuses, linguistiques, nationales et sans égard à leur orientation sexuelle, qu'elles soient pauvres, jeunes ou vieilles, les femmes ne peuvent être considérées dans leur ensemble ou leur individualité comme des personnes formant une minorité ou un groupe, tout simplement parce que les femmes ne sont pas un vague groupe ou une quelconque minorité, mais bien parce qu'elles sont la moitié de l'humanité sans laquelle l'autre moitié n'existerait pas. Elles sont la matrice du genre humain.
Contrairement aux coutumes issues de la pratique religieuse, l'existence de la femme n'est donc pas un banal fait de société de la nature d'une pratique religieuse ou d'un accommodement qui demande à être codifié ou reconnu dans la loi ou par les tribunaux, il s'agit plutôt d'un déterminant biologique fondamental à la base même de l'existence de la vie humaine sur terre. L'humanité ne pourrait pas exister s'il n'y avait pas des hommes et des femmes pour se reproduire. La relation homme/femme est donc fondamentale dans l'histoire de l'humanité, puisqu'elle précède la production de tous les autres faits de société qui lui sont forcément subordonnés : pas de femmes, pas d'hommes, pas d'enfants, pas de société...
Nous ne pouvons donc parler de hiérarchisation des droits lorsqu'on reconnaît la primauté de la notion d'égalité entre les hommes et les femmes sur les autres droits parce que cette égalité n'est pas le fait du droit, de la loi ou de la société. La suprématie de l'égalité homme/femme est plutôt un fait qui découle de la biologie, incontestable scientifiquement puisqu'elles sont la moitié de l'humanité. Les modifications apportées à la charte ne créeront donc pas de nouveaux droits ou n'établiront pas une nouvelle hiérarchisation des droits, mais reconnaîtront tout simplement une loi universelle qui existe déjà dans la nature.
Louis Lapointe
Brossard
