Rentrée parlementaire à Ottawa - Offensive bloquiste sur la question de la langue
Mots clés : Rentrée parlementaire, Gilles Duceppe, Code du travail, Parti politique, Langue, Canada (Pays)
Duceppe veut faire amender la Loi sur les langues officielles et le Code du travail
À quelques jours de la rentrée parlementaire, le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe annonce une offensive à la Chambre des communes sur la question du français.Le chef bloquiste compte également faire amender le Code canadien du travail pour y faire inscrire qu'au Québec, la langue de travail dans les entreprises doit être le français.
M. Duceppe affirme que puisque le gouvernement Harper a reconnu le Québec comme nation, il doit maintenant passer «de la parole aux actes».
La Charte de la langue française doit être reconnue par le gouvernement fédéral au Québec, a-t-il plaidé.
Pourquoi arriver avec ce débat maintenant? «Ce débat-là, je l'ai soulevé quand j'ai parlé de la question de la nation, l'an passé, en disant qu'il y a des conséquences à cela. Ce n'est pas une reconnaissance symbolique, être une nation, ''le flag sur le hood du char", comme disait Jean Chrétien. Il y a des conséquences. Et une des conséquences, quand on est reconnu comme nation, c'est que la langue de cette nation est le français. Il y a une loi proclamant la primauté du français et la moindre des choses, pour le fédéral qui nous reconnaît comme une nation, maintenant, c'est de respecter cette loi», a répondu M. Duceppe.
«Jusqu'à maintenant, l'ouverture de Stephen Harper envers le Québec, c'est du marketing politique. C'est juste des mots. On veut plus que des mots», a-t-il lancé.
Dans son allocution, le chef bloquiste a déploré le fait que de grandes sociétés canadiennes établies au Québec ne soient pas soumises à la Loi 101. «On parle de gros morceaux comme le CN, Bell Canada, Rogers, les banques et bien d'autres grandes entreprises», a-t-il relevé.
En lançant cette offensive sur la question de la langue, M. Duceppe veut aussi contraindre le chef libéral Stéphane Dion à se prononcer sur la primauté de la Loi 101 sur le territoire du Québec.
«En déposant ces amendements à la Chambre des communes pour faire respecter la Loi 101, nous allons offrir à Stéphane Dion une chance de se refaire une image au Québec. Pour changer son image au Québec, ça va être beaucoup plus efficace que de courir les émissions de variétés», s'est exclamé M. Duceppe.
Par ailleurs, le chef du Bloc québécois se dit toujours prêt pour une élection fédérale cet automne, que M. Dion soit prêt ou non. «On s'y prépare très activement. Le Bloc sera prêt», a-t-il soutenu après son allocution, lors d'une brève rencontre avec les journalistes.
«C'est M. Harper qui a choisi de faire un discours du Trône. Rien ne le forçait à faire ça. En demandant la question de confiance, Stephen Harper a choisi qu'il y ait une chance qu'il y ait des élections. Et il en portera la responsabilité, bien sûr», a conclu le chef bloquiste.

