Québec presse Ottawa d'aider davantage l'industrie forestière
Mots clés : Claude Béchard, industrie forestière, Industrie, Forêt, Canada (Pays), Québec (province)
Claude Béchard veut des mesures lors du discours du Trône
Québec -- Ottawa est sommé d'intervenir davantage pour aider l'industrie forestière québécoise. Le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude Béchard, a haussé le ton hier à cet égard.Le ministre Béchard invite Ottawa à annoncer des mesures additionnelles lors du discours du Trône, qui sera livré la semaine prochaine. Il affirme aussi en avoir débattu avec ses collègues d'autres provinces, dont plusieurs partagent son avis.
Il a fait valoir que cette crise qui secoue l'industrie forestière québécoise est attribuable à des facteurs qui ne relèvent pas de la compétence du Québec, comme la valeur élevée du dollar canadien par rapport à son vis-à-vis américain, et la chute de l'économie américaine.
M. Béchard a indiqué deux voies qu'Ottawa pourrait suivre. D'une part, le gouvernement fédéral pourrait remettre en place un programme pour aider les travailleurs âgés du secteur de la forêt à faire face à la crise. Un tel programme fédéral, appelé PATA (programme d'aide aux travailleurs âgés), existait dans le passé, mais n'a pas été reconduit à la satisfaction du Québec.
Ce programme comprenait des mesures financières pour aider les travailleurs de 55 ans et plus à se réadapter à la suite d'une perte d'emploi ou pour faciliter leur mise à la retraite.
M. Béchard a aussi suggéré à Ottawa des mesures pour venir en aide aux municipalités québécoises monoindustrielles -- il y en a plus de 250 --, soit celles dont toute l'économie est basée exclusivement sur l'industrie forestière.
Le ministre des Ressources naturelles a soutenu qu'il y a «deux économies» actuellement au Canada: celle des provinces de l'Ouest, qui va très bien grâce au développement du secteur pétrolier, et celle des provinces de l'Est, en difficulté à cause des problèmes éprouvés dans les secteurs manufacturier et forestier. «Il y a de la place pour une intervention fédérale. Ils ont davantage de moyens que nous», a dit le ministre.
À la suite des difficultés que connaît l'industrie forestière québécoise, M. Béchard conclut que ce n'est pas le fédéralisme qui fonctionne mal, mais l'ampleur de la crise que traverse l'industrie forestière québécoise.

