Londres annonce la réduction de moitié de son contingent en Irak
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Londres -- Le premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé hier une forte réduction du contingent militaire britannique en Irak, qui doit être divisé par deux au printemps 2008, à 2500 hommes environ. M. Brown a fait cette déclaration devant le Parlement, tandis que deux milliers de manifestants réclamaient le désengagement total de ce conflit impopulaire au Royaume-Uni, de même que le retrait des troupes britanniques d'Afghanistan, où 7000 militaires britanniques sont actuellement déployés.
Dans une seconde étape, a précisé le premier ministre, «au printemps prochain», les forces britanniques ne conserveront plus qu'une capacité limitée à intervenir militairement. Cinq cents hommes devraient être toutefois stationnés dans la région dans un lieu que M. Brown n'a pas identifié «pour des raisons de sécurité».
Après le discours de M. Brown, des hauts responsables ont évoqué sous couvert de l'anonymat la possibilité d'un retrait total des troupes d'ici la fin de l'année prochaine. «À ce stade, il n'y a pas de garantie qu'ils [les soldats] soient encore là au-delà de la fin 2008. La politique sera établie au printemps» prochain, a indiqué un de ces responsables.
Jusqu'à 46 000 Britanniques avaient été déployés en Irak au plus fort de l'offensive en 2003. En juillet dernier, les autorités ont retiré 1600 des 7100 soldats encore présents. Début septembre, 500 hommes stationnés dans la ville de Bassora ont été repositionnés avec le reste du contingent dans une base de l'aéroport local. Le Royaume-Uni a perdu 170 militaires depuis le début du conflit en mars 2003.
Le chef du gouvernement travailliste a par ailleurs confirmé un programme d'aide aux personnels irakiens locaux travaillant pour les Britanniques. Ces derniers, essentiellement des interprètes et traducteurs, pourront, s'ils ont été employés pendant plus de 12 mois, poser leur candidature «à un ensemble de rétributions financières destinées à les aider à se réinstaller ailleurs en Irak ou ailleurs dans la région ou -- dans le cadre de modalités convenues -- en vue d'une admission au Royaume-Uni», a déclaré le premier ministre.
M. Brown a évalué à moins de 500 le nombre de collaborateurs qui remplissent déjà les critères d'admission, ce à quoi s'ajoutent «d'autres» personnes qui pourraient également être concernées une fois qu'elles auront achevé leur travail.
Ces derniers mois, des sources non identifiées au sein de l'administration américaine ont reproché à la Grande-Bretagne de tenter de réduire son rôle en Irak, mais la Maison-Blanche a réagi hier de manière mesurée. «C'est cohérent avec l'intention précédemment annoncée par les Britanniques de réduire leur présence militaire dans le sud de l'Irak à mesure que les forces de sécurité irakiennes sont en mesure de prendre en charge les provinces du sud», a déclaré Gordon Johndroe, porte-parole d'un conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche

