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Une belle métaphore du plus gros problème de la modernité
Sans lancer un débat philosophique, nous avons droit, même de la part du New York Times, un flot constant d'opinions sans fondements. Des opinions qu'on fait toujours passer pour des faits inaliénables. Par exemple les armes de destruction massive, ou encore Collin Powell annonçant, sans rire, que Saddam trimballe une cache roulante d'armes chimiques. N'oublions pas non plus tous les messages idéologiques à 2¢ de la supériorité morale des États-Unis.
Ah, quelle chance d'être enseveli sous tant d'information fondée!
Avec un tel flot d'information polluée, qui peut blâmer le gars ordinaire de vouloir trouver le sens des choses lui-même? Ainsi, je trouve que depuis une dizaine d'années, les tribunes libres sont plus intéressantes que jamais, surtout les tribunes en ligne, dans lesquelles plusieurs individus partagent, harmonieusement ou non, leur opinion sur des sujets souvent couverts de manière sélective par les grands médias. Mais bien sûr tout ce qui sort des chemins battus ça n'a aucun fondement. Pardonnez leur ignorance.
Alors, annoncer, sans broncher, qu'Internet est le royaume de l'opinion sans fondement c'est bien facile. On ne sait pas qui on insulte vraiment. Et c'est assumer que ce sont les autres qui sont dans l'erreur et non soi. Une belle métaphore du plus gros problème de la modernité, quoi. Puisqu'on a rien fait, c'est surement la faute du voisin.
