Le projet de port méthanier est exclu du processus d'étude de la CPTAQ - Passe-droit à Rabaska: l'UPA est en colère
Mots clés : port méthanier, Union des producteurs agricoles, Rabaska, Québec (province)
Québec -- L'Union des producteurs agricoles (UPA) est outrée par la décision du gouvernement Charest de dessaisir la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) du dossier du port méthanier de Rabaska. Dans une décision intérimaire rendue publique le 19 septembre dernier, la CPTAQ avait refusé de dézoner les terrains à vocation agricole -- quelque 190,2 hectares -- convoités par les promoteurs. Jeudi, Claude Béchard, le ministre des Ressources naturelles, a annoncé que le gouvernement se substituait à la commission et allait prendre une décision dans les semaines qui viennent.
Par ailleurs, six agriculteurs opposés au dézonage songent à contester la validité du décret gouvernemental devant les tribunaux. C'est ce qu'a expliqué leur avocate, Me Guylaine Caron, hier. Elle juge «assez inusité», dans une «société de droit», qu'un gouvernement agisse de la sorte. Le seul épisode où le gouvernement avait dessaisi la CPTAQ pour permettre un dézonage -- le cas de Bell Helicopter dans les années 1980 -- a eu lieu à une époque où la loi sur la justice administrative n'existait pas. Or, «cette loi réaffirme la règle "audi alteram partem", soit le devoir qu'a toute autorité administrative du gouvernement d'agir équitablement et de façon impartiale», souligne Mme Caron.
Rabaska se réjouit
Selon le consortium qui promeut Rabaska (Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge), il y a effectivement urgence. Depuis que le projet a été lancé, il y a trois ans, une vingtaine d'autres projets de ports méthaniers ont été approuvés en Amérique du Nord. «Ils ont pris de l'avance sur nous et ils négocient avec les mêmes fournisseurs. Si on ne veut pas manquer le bateau, il faut s'assurer qu'on a une place à ces tables de négociation, mais pour cela, il faut que le projet soit approuvé», fait remarquer Glenn Kelly, président et chef des opérations de Rabaska. Le consortium a investi jusqu'à maintenant quelque 40 millions en «ingénierie préliminaire» et en communications, a noté M. Kelly, hier.
Au reste, la loi sur la protection du territoire agricole prévoit que la CPTAQ doit remettre un avis au gouvernement avant que celui-ci ne tranche. Selon le service des communications de la CPTAQ, elle devrait le faire à la fin de la semaine prochaine.
Vos réactions
Une vraie contestation judiciaire s'impose - par Jean Michel
Le mercredi 31 octobre 2007 14:00
Le territoire agricole - par Michel Thibault
Le mercredi 10 octobre 2007 13:00
Imputabilité VS Rabaska - par Dany Pelchat
Le lundi 08 octobre 2007 07:00
Laisser la CPTAQ travailler! Non, mais vous voulez rire... - par Charles Marsan (tvie@msn.com)
Le samedi 06 octobre 2007 20:00
libéraux provinciaux et fédéraux... - par Richard G. Fournier
Le samedi 06 octobre 2007 14:00
Il me semblais qu'il faille s'attaquer d'urgence aux Gaz à effet de serre ? - par Pierre Véronneau
Le samedi 06 octobre 2007 13:00
Rabaska est comme un bateau qui prend l'eau et, malgré cela, on veut embarquer tête baissée sur ce projet. - par Jacques Morissette
Le samedi 06 octobre 2007 12:00
Le gouvernement et l'UPA décoivent encore une fois ... - par Jacques Legros (augoutdautrefois@videotron.ca)
Le samedi 06 octobre 2007 11:00
L'oléoduc va ménager des terres - par Fernand Trudel
Le samedi 06 octobre 2007 10:00
Enfin le gouvernement gouverne - par claude Camps
Le samedi 06 octobre 2007 09:00
Difficile de s'approvisionner en GNL? - par Gisèle Lamoureux
Le samedi 06 octobre 2007 09:00
Encore une job trop grosse pour le Chien-de-Poche-du-Kapital ! - par François Caron
Le samedi 06 octobre 2007 04:00
Plier et se mettre à genoux pour les amis du parti... - par Steve Fortin
Le vendredi 05 octobre 2007 22:00

