Des sous pour redonner vie aux artères commerciales

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François Desjardins
Édition du samedi 06 et du dimanche 07 octobre 2007

Mots clés : Programme Opération Commerce, artères commerciales, Consommateur, Québec (province), Montréal

Photo: Jacques Nadeau

La nouvelle mouture d'un programme de subventions pour la revitalisation des artères commerciales à Montréal suscite une bonne dose d'optimisme auprès des regroupements de commerçants, qui planchent à toute vapeur sur les présentations qu'ils devront soumettre au cours des prochaines semaines.

Le Programme Opération Commerce ayant rendu l'âme en 2002, en pleine tourmente des fusions municipales, l'administration Tremblay a annoncé en juin dernier ce qui lui succédera: le volet commercial du programme Réussir@Montréal. L'enveloppe se chiffre à 11,7 millions de dollars et le programme sera en vigueur jusqu'en 2011.

«La fonction commerciale joue un rôle essentiel à Montréal», a affirmé en juin le responsable du développement économique de la Ville, Alan De Sousa. «Elle approvisionne la population avoisinante en biens et en services tout en fournissant un nombre élevé d'emplois», a-t-il ajouté, signalant par ailleurs l'impact sur le «design de ville» et la qualité de vie.

Fait à noter, les sommes seront distribuées non seulement dans les limites de la ville mais aussi ailleurs sur l'île, car le programme couvre l'agglomération. Autrement dit, il n'est pas impossible que certaine sommes soient consenties à Beaconsfield.

«Le programme dans sa forme définitive n'est pas adopté», a dit Michel Valade, conseiller économique au service de mise en valeur du territoire et du patrimoine. Le vote définitif au conseil d'agglomération aura lieu le 25 octobre. Il faudra aussi couler les critères dans le béton, ainsi que les projets de travaux qui seront admissibles aux subventions. Déjà, M. Valade en a une bonne idée.

Capacité des commerçants

«Ce qu'on veut, au fond, c'est que les gens nous relatent leur expérience récente, qu'ils décrivent la situation actuelle sur l'artère, qu'ils fassent part des initiatives qui ont eu lieu et qu'ils décrivent leur vision du projet», a dit M. Valade. En gros, il faudra évaluer les caractéristiques du regroupement de commerçants et du secteur d'intervention, ainsi que la capacité du regroupement à susciter la réalisation de projets. Ce dernier point, a-t-il dit, est «vital».

En effet, la mouture précédente du programme, au cours des années 90, a permis à la Ville de faire un constat banal: il n'a pas le même effet partout. «Il y a des secteurs où le programme fonctionne mieux. Ça, ça repose sur la vitalité des gens d'affaires et des leaders de la communauté à promouvoir la participation au programme et à mettre en application des stratégies», a dit M. Valade.

De manière concrète, la Ville a indiqué cet été que ce programme vise à favoriser la «densification commerciale et l'amélioration du design urbain». Parmi les champs d'intervention que prévoyait la Ville, il y avait notamment «l'accompagnement de regroupements de commerçants, la réalisation de diagnostics, d'analyses et de plans directeurs, l'aide financière pour le design d'aménagement et pour la rénovation de bâtiments commerciaux».

Le Programme Opération Commerce a permis, des années 90 jusqu'en 2002, de mener des interventions dans une trentaine de secteurs.

Difficile de savoir quels artères seront choisis en premier. Mais M. Valade a mis une chose au clair: «On met beaucoup d'argent pour les prochaines années, mais on ne peut pas prendre toutes les artères la même année... »


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