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Ré-enchanter le monde

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Ernesto Sanchez
Envoyé Le jeudi 04 octobre 2007 10:00




Les complets gris des hommes d'affaires ne suffisent plus à dire la richesse du monde. Babine, au fond du Saint-Élie-de-Caxton de nos imaginaires, montre que notre cerveau gère une âme plus vaste que celle qui patauge dans nos marécages de consommation.

Rafraichissant aussi de constater cette prise en charge d'un patrimoine culturel qui repousse les limites de notre monde étriqué que d'aucuns voudraient faire naître en 1960.

Le fou du village, comme celui du roi, suggère à l'homme lobotomisé de prêter l'oreille à ces raisons que la raison ne comprend pas parce qu'elles la transcendent. Cette lucidité au second degré est un appel à l'innocence; en magnifiant la mémoire, elle dépasse le cynisme par la candide évocation des neiges d'antan, soudainement actualisées et toujours vivifiantes. Les idéologies qui nous aliènent de notre humanité peuvent bien se rhabiller : « Le vent se lève !... il faut tenter de vivre ! »

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