La situation de la France, tant dans le dossier de l'immigration que dans la politique en général, est extrêmement différente de la nôtre. Géographie oblige. Cependant j'ai travaillé dans un organisme d'accueil et d'intégration des immigrants et j'ai vu des gens devoir passer le fameux test d'ADN pour prouver leurs liens de parenté. Le test était effectué par la Croix Rouge directement dans le camps de réfugiés où se trouvait la famille du parrain. Cette pratique est donc authorisée au Canada, mais elle n'est pas systématique. C'est avant tout quand les éventuels parrainés ne disposent pas de papiers/documents officiels de leurs gouvernements qu'ils sont appelés à passer le test. Cela touche davantage les personnes les plus démunies. La question du coût du test (et de qui assure ce coût) est importante. Le fait de vouloir obtenir des preuves tangibles de parenté est "compréhensible". La question ici est : Comment sont utilisées ces données génétiques ? Après la preuve de parenté établie, ces données sont-elles proscrites au dossier des demandeurs où sont-elles utilisée à d'autres fins, soit la création de banques de données génétiques des immigrants ?? C'est ici que les questions éthiques deviennent incontournables.
n.b. À Jacques Noel : Le fait de tester tout le monde (ce qui n'est pas du tout le cas à l'heure actuelle) n'empêcherait aucunement quelconque acte de violence. Doit ont jeter l'opprobe sur TOUT les immigrants parce qu'il y en a UN sur la rive sud de Qc qui n'a pas agis correctement ???